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Des bougies et des fleurs déposées devant la basilique Notre-Dame de l'Assomption à Nice, le 30 octobre 2020. Des bougies et des fleurs déposées devant la basilique Notre-Dame de l'Assomption à Nice, le 30 octobre 2020. 

Les condoléances des évêques européens après l’attentat de Nice

La condamnation et les condoléances exprimées par plusieurs conférences épiscopales européennes à la suite du tragique attentat de Nice, en France, sont unanimes. Cette attaque à l’intérieur de la basilique Notre-Dame-de l’Assomption a coûté la vie à trois fidèles.

«Je suis horrifié par le meurtre de trois personnes innocentes dans un lieu sacré dont la violation aggrave l'horreur de trois meurtres brutaux», écrit le cardinal Vincent Nichols, archevêque catholique de Westminster, qui appelle à «rejeter le chemin de la violence insensée». Dans le même ordre d'idées, la Conférence épiscopale espagnole, dans une lettre aux évêques français, exprime ses condoléances et sa proximité à tous les fidèles «en ces moments difficiles dus aux diverses attaques pour motifs religieux». «Nous prions pour que Dieu répande sa grâce sur le peuple français, afin qu'il apaise les cœurs des violents et fasse respecter la vérité, la justice et les droits de l'homme», est-il écrit dans ce message.

Priant pour les victimes et leurs familles, les évêques portugais rappellent l'importance du «pardon du Christ» afin qu'il «prévale face à ces actes barbares». La proximité est également exprimée par les évêques «avec les forces de sécurité en première ligne, avec les prêtres et les fidèles blessés dans leur foi et leur espérance».

La proximité et les condoléances viennent aussi de Hongrie vers la France. Mgr András Veres, président de la conférence épiscopale locale, écrit dans une note : «Ce moment de deuil nous rappelle que nous sommes tous frères et que la seule voie à suivre est celle du dialogue fraternel et de la condamnation de toute forme de violence». L'évêque hongrois assure de ses prières pour les victimes, en espérant que «le Seigneur de la vie» leur accordera «la récompense due aux fidèles serviteurs de l'Evangile».

Une émotion particulièrement vive en Italie

De son côté, la présidence de la Conférence épiscopale italienne parle d'attaque cruelle, d'action criminelle et insensée, et condamne «une culture de la haine et du fondamentalisme qui utilise des alibis religieux pour corroder le tissu social par la violence». «La haine de quelques-uns ne dissipe pas le précieux patrimoine constitué par une grande majorité de personnes de religions différentes qui, chaque jour, témoignent en paix de la joyeuse expérience de la fraternité dans la multiculturalité», écrivent les évêques d’Italie, pays dont de nombreux ressortissants vivent ou travaillent à Nice, ville proche de la Péninsule italienne, géographiquement et culturellement.

Une déclaration spécifique est provenue du diocèse d'Assise, «Ville de la paix» comme l’a définie son évêque, Mgr Domenico Sorrentino: «Avec une indignation et une souffrance énormes nous nous plaçons aux côtés du peuple français et de nos frères et sœurs chrétiens qui ont été une fois de plus victimes de viles attaques terroristes perpétrées au nom de la religion», assure-t-il. «Nous nous sentons très éprouvés en tant que croyants en Jésus», reconnaît-il tout en soulignant que le message de l'Évangile est celui «d'un amour qui sait donner la vie et d'une foi qui ne pourra jamais devenir un motif de violence».

L’Hexagone se relève doucement du traumatisme de l’attentat de Nice, mais les inquiétudes sont fortes pour les messes de la Toussaint qui seront célébrées ce week-end, et qui seront les dernières messes ouvertes au public sur le territoire français avant que le confinement ne s’applique aux lieux de culte. Le gouvernement a renforcé le niveau d’alerte terroriste. Par ailleurs, la cathédrale de Reims accueille ce vendredi soir une messe pour la France présidée par l’archevêque local, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, qui est aussi président de la Conférence épiscopale.

Vatican News Service - IP

 

30 octobre 2020, 17:45