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Vatican News
Une plage de l'État de Basse Californie, au Mexique, le 6 juin 2020 Une plage de l'État de Basse Californie, au Mexique, le 6 juin 2020  (AFP or licensors)

L’approche intégrale du Saint-Siège dans la protection des océans

Chaque 8 juin, depuis 2008 a lieu la Journée mondiale de l'océan, instaurée par les Nations-Unies. Une initiative suivie de près par le Saint-Siège, lequel a toujours plaidé pour une administration harmonieuse, respectueuse et soutenable, des océans, en tant que «patrimoine commun de l'humanité».

Cette journée avait été lancée à l'occasion du Sommet de la Terre, tenu à Rio de Janeiro au Brésil, en 1992. Son objectif est de célébrer les océans, et de sensibiliser le grand public au rôle crucial qu'ils jouent dans notre subsistance, ainsi qu'aux différents moyens qui existent pour les protéger.

Océans et réchauffement planétaire

Les océans représentent en effet la principale source de protéines pour 3 milliards de personnes dans le monde, qui dépendent de la biodiversité marine et côtière pour leur subsistance.

L'océan absorbe aussi 30 % du dioxyde de carbone (CO2) produit par les humains, réduisant ainsi fortement l'impact de ce gaz à effet de serre, et donc le réchauffement planétaire. Sa protection est une préoccupation d’importance pour le Saint-Siège.

Soin et responsabilité

Mgr Bernadito Auza, lorsqu’il était encore observateur permanent du Saint-Siège pour les Nations-Unies à New York, exprimait fréquemment la voie vaticane à ce sujet. Selon lui, il s’agissait d’aborder l’océan «dans une perspective de soin et responsabilité», et non «de simple usage et exploitation».

Les océans constituent en effet un «patrimoine commun de l’humanité», un «don qui nous a été confié» pour une gestion éthique. Une approche qui viserait uniquement à garantir «des droits et bénéfices économiques sans imposer pleinement les obligations relatives» ne garantirait «ni la soutenabilité, ni la conservation de nos océans et des ressources marines, ni en conséquence un bénéfice économique durable», expliquait-il par exemple, lors de la 25e session de l’Assemblée de l’Autorité internationale des fonds marins, organisée en Jamaïque à l’été 2019.

Protéger les pêcheurs

Par ailleurs, la pêche représente également l’un des thèmes phares appuyés par le Saint-Siège dans la protection des océans. Ainsi le cardinal Peter Turkson, préfet du Dicastère pour le développement humain intégral, exhortait à une «approche intégrale», dénonçant la mise en péril des océans à cause de «comportements négligents, pilleurs et pollueurs».

Citant l’encyclique Laudato Si’, il rappelait en novembre dernier, dans son Message à l'occasion de la Journée mondiale de la Pêche, que «la pêche illégale, non déclarée et non réglementée» mettait en danger «notre maison commune».

Le rôle des organisations internationales

Le message du cardinal s’adressait avant tout aux gouvernants puisqu’il concluait en appelant à «créer une synergie entre les diverses autorités gouvernementales et maritimes afin qu’elles veillent de façon responsable à la tutelle des droits de l’homme».

Chaque année aussi, à l’occasion du Dimanche de la mer, célébré lui chaque 8 juillet, essentiellement dans le monde anglo-saxon, le Saint-Siège appelle les Organisations internationales, ainsi que les gouvernements et les différents acteurs de la scène maritime, à «faire un effort supplémentaire pour protéger et sauvegarder les droits des travailleurs en mer».

08 juin 2020, 12:51