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Des électeurs devant un bureau de vote à Colombo, capitale de Sri Lanka, le 16 novembre 2019 Des électeurs devant un bureau de vote à Colombo, capitale de Sri Lanka, le 16 novembre 2019 

Présidentielle à haut risque à Sri-Lanka

Dans un pays meurtri par des attentats en avril dernier le jour de Pâques, et qui ont coûté la vie à 269 personnes, deux hommes s’affrontent aujourd’hui pour le poste de président: un candidat proche du pouvoir et un candidat du puissant clan Rajapaksa.

Entretien réalisé par Marine Henriot - Cité du Vatican

16 millions d’électeurs sont appelés aux urnes ce samedi 16 novembre à Sri Lanka, lors d’une élection présidentielle qui s’est transformée en duel contre le candidat du parti au pouvoir Sajith Premadasa et le candidat du puissant clan Rajapaksa, Gotabhaya. 

Gotabhaya, 70 ans, est le petit frère de l'ancien président Mahinda Rajapaksa, qui a dirigé d'une main de fer l'île d'Asie du Sud de 2005 à 2015, et est empêché par la Constitution actuelle de se présenter à cette élection. Mahinda a été battu dans les urnes il y a cinq ans par une coalition d'opposants. Il a aussi tenté de devenir Premier ministre l'année dernière, tentative qui a échoué.

Bête noire des défenseurs des droits humains, Mahinda Rajapaksa est adulé au sein de la majorité ethnique cinghalaise du pays de 21 millions d'habitants pour avoir écrasé la rébellion séparatiste de la minorité tamoule, mettant fin à une guerre civile qui a fait 100 000 morts en 37 ans.

Gotabhaya Rajapaksa est également accusé - ce qu'il nie - d'avoir dirigé des «escadrons de la mort» qui ont enlevé à bord de camionnettes blanches des dizaines de Tamouls, d'opposants politiques, de journalistes et autres.

Voici l'éclairage de Delon Madavan, géographe et chercheur au centre d'Études sur l’Inde et l’Asie du Sud-est.

Entretien avec Delon Madavan
16 novembre 2019, 09:23