Recherche

Vatican News
Les pères synodaux arméniens autour du cardinal Sandri, préfet de la congrégation pour les Églises orientales Les pères synodaux arméniens autour du cardinal Sandri, préfet de la congrégation pour les Églises orientales 

Le cardinal Sandri aux Arméniens : le nouveau Patriarche sera un père et un guide

Lundi après-midi, la Divine Liturgie a été célébrée à Rome avant l'ouverture mercredi du Synode de l'Église catholique arménienne appelé à élire le nouveau Patriarche qui succédera à Grégoire Pierre XX Ghabroyan décédé en mai dernier. Le préfet de la congrégation pour les Églises orientales a fait part de la proximité du Pape, invitant à choisir une figure capable d'unir la mémoire et le regard vers l'avenir de la communauté arménienne.

Gabriella Ceraso - Cité du Vatican

Un «temps de prière, de réflexion, de partage et de discernement» s'est ouvert pour l'Église arménienne réunie avec les pères synodaux, depuis hier à Rome, pour élire le nouveau patriarche qui succède à Grégoire Pierre XX Ghabroyan, décédé en mai dernier. Et la première invocation est celle de la descente de l'Esprit Saint, le «portail d'entrée» de cette expérience qui commence, à laquelle s'unissent la prière et la proximité du Pape. C'est précisément sa «parole qui sera la boussole pour naviguer sur la mer de l'histoire dans l'unité multiforme de l'Église catholique». C'est ce qu'a déclaré le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la congrégation pour les Églises orientales, lors de la Divine Liturgie en rite arménien pour l'ouverture du Synode qui commencera à voter mercredi.

Le cardinal a affirmé que la primauté du Christ dans l'Eucharistie dépasse toute «logique, pensée ou alignement humain» pour une «purification» qui, comme l'entendait saint Grégoire de Narek, signifie «ouvrir le plus largement possible l'âme de l'homme de tous les temps à la lumière de la grâce, afin qu'elle l'imprègne et le guérisse».

Besoin d’un berger

«Chacun de nous est donc convoqué en ces jours, comme les disciples de Jésus après la Résurrection, en Galilée, lieu du premier appel et du premier discipulat, pour que, à travers vous et vos choix, l'Église patriarcale de Cilicie des Arméniens connaisse un nouveau départ, a déclaré le cardinal Sandri. Avec le pain et le vin, déposez donc sur l'autel votre vie personnelle et celle de vos frères évêques, en demandant pour vous et pour eux le don de la purification, de la transformation et de la mission.»

S'inspirant des Écritures, le cardinal Sandri, en présentant la figure du nouveau patriarche, a voulu rappeler l'histoire et les vicissitudes du peuple arménien, en particulier de ceux qui sont en diaspora sur presque tous les continents : une histoire tissée de déplacements forcés, de violences et de persécutions, qui ont cependant laissé intact sur les «lèvres» de chacun «le nom du Christ». «Les souffrances du passé et du présent, la recherche d'un foyer stable et de la sécurité, la fuite des pouvoirs qui ont miné leur vie les ont conduits à se disperser. Ils ont besoin de bergers qui les conduisent, les recherchent, savent les appeler par leur nom comme le fait le bon berger décrit dans l'Évangile».

Caput et Pater

«Le nouveau patriarche devra être non seulement, selon la définition traditionnelle, Caput et Pater, mais sera un leader uniquement dans la mesure où il peut se faire serviteur, un Père car il se sentira responsable de tous ses enfants,» a poursuivi le cardinal Sandri. Et encore, il devra savoir puiser dans «le scribe de l'Évangile de l'ancien et du nouveau», en préservant le passé et en regardant vers le nouveau avec une empreinte évangélique : «il devra certainement être le gardien de la mémoire et de la tradition, car un peuple qui ne connaît pas son passé n'a même pas d'avenir, mais avec tous les fidèles il devra être capable de chercher le rêve de Dieu pour vos communautés, celui qui vous permettra non pas de conserver les pierres mais de délier les voiles et de mettre le cap sur la parole du Seigneur.»

Un Synode soutenu par la prière du peuple de Dieu et du Pape

Et dans le futur voyage, a ajouté le cardinal Sandri, le nouveau patriarche devra compter sur toutes les composantes que l'histoire lui a données, «le saint peuple de Dieu qui prie pour vous». «Précieux, a dit le préfet de la congrégation pour les Églises orientales, seront le souvenir des saints et des martyrs du passé et du présent, la conscience de la vitalité des familles et des institutions éducatives, l'urgence de cultiver et de renforcer les relations avec les frères de l'Église apostolique, en Arménie comme au Liban et dans le monde entier».

 

21 septembre 2021, 15:13