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Le 28e Forum économique et environnemental de l'OSCE se tient jusqu'au 11 septembre à Prague (République Tchèque) Le 28e Forum économique et environnemental de l'OSCE se tient jusqu'au 11 septembre à Prague (République Tchèque) 

Le Saint-Siège rappelle que la corruption nuit à la paix et à la sécurité

Le chef de la délégation vaticane au 28e Forum économique et environnemental de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), Mgr Charles Balvo, s’est exprimé mercredi 9 septembre à propos de la corruption, mettant notamment en garde contre un risque d’augmentation des pratiques criminelles avec le déblocage de fonds pour lutter contre la pandémie.

Depuis Prague où se tient jusqu’à demain le 28e Forum économique et environnemental de l'OSCE, Mgr Charles Balvo, nonce apostolique en République tchèque et chef de la délégation du Vatican, a réaffirmé que «la corruption est un réel danger pour la paix et la sécurité». Le fait que «l'énorme quantité de fonds débloqués pour la lutte contre la pandémie de Covid-19 ait déjà attiré des activités criminelles», avec le risque que «ceux qui ont le plus besoin d'un soutien financier restent sans l'aide nécessaire», est un fait particulièrement préoccupant. «Nous devons être honnêtes et reconnaître que la corruption se produit, à des degrés divers, dans chacun des États membres de l'OSCE», a fait remarquer Mgr Balvo, car ce n'est qu'en reconnaissant l'existence de ce fléau «que nous pourrons le combattre».

D'où l'invitation lancée par le nonce apostolique à trouver «des solutions nouvelles et innovantes», qui «ne sont pas source de division, ni politisées ou partielles, mais qui visent véritablement le bien commun et le développement humain intégral de tous». Dans cette perspective, Mgr Balvo a rappelé la promulgation le 1er juin dernier par le Pape François d’un Motu proprio sur la transparence, le contrôle et la concurrence dans les procédures d'attribution des marchés publics par le Saint-Siège et l'État de la Cité du Vatican, dans le but de «réduire considérablement le danger de corruption de ceux qui sont appelés à gouverner et à gérer les organes du Vatican». Cette décision du Souverain Pontife, a-t-il expliqué, s’attaque «au cœur du fléau de la corruption»: «lorsque des fonctionnaires volent ou détournent des fonds publics», cela «affecte la communauté entière qu'ils servent».

Le nonce a enfin exhorté à lutter contre la corruption par «la culture, l'éducation, la formation, la participation des citoyens», car «les lois sont nécessaires, mais pas suffisantes». Il faut donc «agir avec courage pour secouer les consciences», afin qu'elles passent «de l'indifférence générale à la perception de la gravité de ces phénomènes, pour ensuite les combattre».

Vatican News Service - IP

10 septembre 2020, 14:35