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Le cardinal Angelo Becciu est le nouveau préfet de la Congrégation pour les causes des saints Le cardinal Angelo Becciu est le nouveau préfet de la Congrégation pour les causes des saints  (AFP or licensors)

Le cardinal Becciu inaugure son mandat à la Congrégation pour les causes des saints

Le cardinal Giovanni Angelo Becciu, nouveau préfet de la Congrégation pour les causes des caints inaugure son mandat avec la béatification ce samedi 1er septembre de la jeune martyre slovaque Anna Kolesárová, tuée en 1944 à l’âge de seize ans par un militaire de l’armée Rouge. A la veille de son départ pour la Slovaquie, il est revenu sur sa mission et le désarroi de nombreux fidèles après les attaques contre le Pape François.

Entretien réalisé par Sergio Centofanti – Cité du Vatican

Éminence, quel est votre état d’esprit à l’heure d’aborder cette nouvelle phase de votre vie ?

J’apprécie de commencer avec sérénité. J’ai la grâce de commencer par une béatification, celle de cette jeune fille, Anna Kolesárová. Je suis donc heureux de commencer sous les meilleurs auspices.

Quel message nous transmet la nouvelle Bienheureuse ?

C’est un message qui va totalement à contre-courant; une jeune fille de 16 ans qui a la force de s’opposer à la brutalité d’un militaire soviétique qui voulait abuser d’elle. Elle refuse, non par simple instinct de défense, mais par conviction qu’elle avait, de demeurer pure et chaste. Dans un monde qui sourit face à ces valeurs, c’est un sublime message. Ce qui m’a surpris, c’est que cette jeune fille ait été découverte par un groupe d’étudiants, qui ayant entendu parler de son martyre, s'est rendu en pèlerinage sur sa tombe. À partir de là, on s’est mis à découvrir la vie de cette jeune fille qui a attiré l’attention de prêtres, qui, à leur tour, ont révélé sa vie. 

 

Un témoignage de foi fort et simple dans une période difficile pour l’Eglise… Nous pensons à la récente publication de la lettre de Mgr Carlo Maria Viganò. Comment vivez-vous ces moments ?

Je suis tout juste rentré de mon village de Sardaigne. J’y ai vu des gens très déconcertés, et je les rejoins, je souffre avec eux. Je renouvelle -comme l’ont fait les catholiques italiens- ma proximité au Saint-Père, et ma disponibilité à toujours le défendre.

Que souhaitez-vous pour la communauté ecclésiale, pour tant de ces fidèles qui sont amers et vivent douloureusement cet épisode ?

Je souhaite ce que nous avons reçu comme enseignement depuis l’enfance: le Pape, on l’aime, et on l’aime jusqu’au bout. C’est du Pape que nous recevons et accueillons les instructions, les indications et les mots. L’Eglise se sauvera ainsi, si nous nous retrouvons unis au Pape. Si en revanche nous créons des divisions, les conséquences risquent d’être hélas graves pour l’Eglise.

 

31 août 2018, 16:19