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Vatican News

Le Pape renouvelle ses vœux de paix pour la Birmanie

À l’issue de la prière de l’angélus ce dimanche place Saint-Pierre, le Pape François a évoqué la Birmanie, invoquant de nouveau la paix pour l’ensemble du pays.

«Je désire de nouveau implorer de Dieu le don de la paix pour la bien-aimée terre de Birmanie: pour que les mains de ceux qui l’habitent ne doivent plus essuyer les larmes de douleur et de mort mais puissent se serrer pour dépasser les difficultés et travailler ensemble pour l’avènement de la paix» : c’est par cette phrase prononcée lors des saluts après l’angélus que François est revenu sur un pays qui ne fait plus la une de l’actualité.

Le 1er février dernier, l’armée a pris le pouvoir lors d’un coup d’État, assignant à résidence Aung San Suu Kyi, principale dirigeante du pays et emprisonnant la plupart des dignitaires politiques démocratiquement élus. S’en est suivie la répression de toute opposition, en tout premier lieu celle de la LND, la Ligue nationale pour la démocratie qui avait remporté les élections législatives de novembre 2020.

Manifestations réprimées

La population a cependant réagi et de nombreuses manifestations ont eu lieu au cours des semaines et des mois qui ont suivi, elles aussi réprimées par l’armée qui n’a pas hésité à ouvrir le feu ou à emprisonner toute personne manifestant. Selon des observateurs locaux cités par les agences de presse, plus de 1000 personnes ont été tuées par les militaires et plus de 8000 emprisonnées, ce que nie la junte.

Plus récemment, une contestation armée a vu le jour : les troupes armées sont confrontées à une accumulation d’actions sanglantes par des résistants mais ceux-ci sont trop peu nombreux pour espérer déstabiliser la junte. Quant à Aung San Suu Kyi, qui a toujours été partisane de la non-violence, elle est réduite au silence et doit faire face à deux procès intentés par les nouvelles autorités militaires.


Malgré les promesses de rendre le pouvoir aux civils, la junte ne montre aucune velléité de restaurer un pouvoir élu. Face à la détermination d’une partie de la population de ne pas accepter cette prise violente du pouvoir, la Birmanie apparait de plus en plus dans l’impasse, sans perspective d’en sortir pacifiquement.

03 octobre 2021, 13:24