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Saint Jean-Paul II lors de la messe de béatification de Karolina Kόzka, à Tarnów  en Pologne, le mercredi 10 juin 1987. Saint Jean-Paul II lors de la messe de béatification de Karolina Kόzka, à Tarnów en Pologne, le mercredi 10 juin 1987. 

La bienheureuse Karolina Kózka, modèle de pureté pour les jeunes

Lors de l’audience générale, le Pape a mentionné l’histoire d’une jeune paysanne qui a donné sa vie à seize ans seulement pour défendre sa dignité de femme. Célébrée ce mercredi par l’Église de Pologne, Karolina Kózka a été proclamée bienheureuse par saint Jean-Paul II en 1987.

Gabriella Ceraso – Cité du Vatican

Aujourd’hui l’Église de Pologne fait mémoire d’une de ses «jeune filles», la bienheureuse Karolina Kózka, vierge et martyre, qui fut tuée à 16 ans alors qu’elle défendait sa vertu de chasteté. Le Pape y a fait référence dans son salut aux fidèles de langue polonaise ce matin lors de l’audience générale. S’il évoque le sort de cette jeune paysanne, c’est pour parler aux jeunes de la dignité de la femme et de la valeur de la pureté des corps, afin qu’ils en témoignent.

«Par son exemple, elle montre aujourd’hui encore, et en particulier aux jeunes, la valeur de la pureté, le respect du corps humain et la dignité des femmes. Faites confiance à son intercession, afin qu'elle vous aide à témoigner courageusement des vertus chrétiennes et des valeurs évangéliques», a affirmé le Pape depuis la bibliothèque du Palais apostolique.

Saint Jean-Paul II s’adressa également aux jeunes lorsque, lors de son voyage apostolique en Pologne en juin 1987, il a célébré la messe solennelle pour la béatification de la jeune martyre: «Aux garçons, aux filles. Aux hommes et aux femmes. Elle parle de la grande dignité des femmes ; de la dignité de la personne humaine ; de la dignité du corps, même si en ce monde le corps est sujet à la mort et qu’il est corruptible, tout comme son jeune corps a été soumis à la mort par le meurtrier. Mais son corps humain portait en lui le signe de l'immortalité que l'homme doit atteindre en Dieu éternel et vivant par le Christ».

Une vie de foi et de don

Karolina Kózka était une jeune paysanne née à Wal-Ruda en Pologne le 22 août 1898 où elle est morte en martyre, 16 ans plus tard. Fille de la terre de la Vistule, «étoile de ton peuple» selon les mots de Saint Jean-Paul II, Karolina Kózka a des parents paysans, des gens simples et croyants. On parle de sa famille, comme d’une «famille de saints». Ils appelaient leur maison «la petite Église», pour montrer combien ils accordaient d’importance à la prière au quotidien. 

Dès son plus jeune âge, Karolina a suivi les conseils de son père spirituel au sein de la paroisse du village, passant son temps libre à faire le catéchisme à ses frères et sœurs et aux enfants des maisons voisines et à aider les personnes âgées et les malades. C'est au milieu de la Première Guerre mondiale qu'un jour, Karolina fut attaquée par un soldat russe et traînée hors de sa maison jusque dans la forêt de Wal-Ruda. Elle a essayé de se défendre avec force et a été tuée pour cela. Dans la forêt où ses restes ont été retrouvés, ses concitoyens ont voulu ériger une grande croix de bois et plus tard la communauté, profondément ébranlée par cette violence sans précédent, lui a dédié un monument à côté de la cathédrale. Comme l’a souligné Saint Jean-Paul II, Karolina Kózka est une figure qui est profondément liée à la foi et à la terre agricole de Pologne.

Elle eut «une vie et une mort éloquentes», disait le Pape polonais. Dans son homélie, le jour de la béatification de la jeune fille, il est revenu sur la confiance qu’elle plaçait en Dieu : «Tomber aux mains de l'agresseur, Karolina apporte son dernier témoignage sur cette terre, de cette vie qui est en elle. La mort d'un caporal ne la détruit pas. La mort signifie un nouveau commencement de cette vie qui vient de Dieu». «Et la mort de cette innocente semble maintenant annoncer avec une force particulière la vérité exprimée par le psalmiste : ‘Le Seigneur est ma part d'héritage, / Le Seigneur est mon destin, / Dans ses mains est ma vie’», assurait Saint Jean-Paul II.

18 novembre 2020, 15:32