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Le Pape et le Premier ministre Pedro Sanchez accompagné de son épouse. Le Pape et le Premier ministre Pedro Sanchez accompagné de son épouse.  (Vatican Media)

Le Pape reçoit le Premier ministre espagnol en audience

De la pandémie de Covid-19 aux relations bilatérales entre le Saint-Siège et l’Espagne, un communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège rapporte quelques-unes des thématiques abordées par Pedro Sanchez avec les autorités vaticanes.

Le Premier ministre espagnol a été reçu ce samedi matin par le Pape François au sein du Palais apostolique. Pedro Sanchez a ensuite échangé avec Mgr Richard Gallagher, secrétaire des Rapports avec les États.

Lors des entretiens conduits à la Secrétairerie d’État, il fut question des rapports bilatéraux entre l’Espagne et le Saint-Siège et des questions intéressants les deux parties, rapporte la Salle de presse du Saint-Siège. «Il a également été souligné l’opportunité d’un dialogue constant entre l’Église locale et les autorités gouvernementales», peut-on lire dans le communiqué.

Plusieurs problématiques à caractère international ont enfin été abordées, telle que l’urgence sanitaire, le processus d’intégration de l’Europe ou les migrations.

Le Pape entouré de la délégation espagnole.
Le Pape entouré de la délégation espagnole.

Lors de ses échanges avec le chef du gouvernement espagnol, le Pape s'est livré à une réflexion sur la politique, qui «n'est pas seulement un art mais qui est pour les chrétiens un acte de charité qui anoblit et qui porte très souvent au sacrifice de sa propre vie, de sa vie privée, de beaucoup de choses, pour le bien des autres et c'est pour cela que le politique a une mission très difficile».

Cette mission, c'est celle «de faire progresser le pays», via l'agriculture, l'élevage, les mines, la recherche, l'éducation, l'art. C'est aussi «de consolider la nation» en tant qu'«organisme de lois, de manière de procéder, d'habitudes». Enfin, c'est «faire grandir la patrie». Autant de tâches qui font penser que «faire progresser un pays paraît facile mais ce ne l'est pas» a assuré François. Cela suppose de nouer des relations internationales, de gérer les particularismes locaux, de bien faire comprendre le droit, la justice pour que «la nation soit plus forte».

Mais le plus difficile selon le Pape, c'est «faire progresser la patrie parce que là, nous entrons dans une relation de filiation. La patrie, c'est quelque chose que nous avons reçu de nos pères et que nous devons donner à nos enfants». «Nous ne sommes pas autorisés à effacer l'ardoise» a souligné le Saint-Père, parce que c'est quelque chose que nous avons reçu.

Poursuivant sa réflexion devant Pedro Sanchez, le Pape a regretté que les idéologies déconstruisent la patrie et la réinventent. «C'est très triste quand les idéologies s'emparent de l'interprétation d'une nation, d'un pays et défigurent la patrie».  

24 octobre 2020, 12:09