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Vatican News
Photo d'illustration Photo d'illustration  (©yupachingping - stock.adobe.com)

Le Pape demande l’engagement de tous contre la traite

Au lendemain d’une grande mobilisation mondiale pour la Journée de prière et de réflexion sur la traite des êtres humains, le Pape rappelle à l’issue de l’Angélus la nécessité que chacun apporte sa contribution pour combattre ce fléau, en insistant sur la prévention, l’éducation et un usage sain des technologies.

«Une plaie à soigner», c’est ainsi que le Pape a qualifié le phénomène de la traite des personnes. L’engagement de tous est nécessaire pour combattre ce fléau où les plus faibles sont exploités, juge François. Il en appelle aux «institutions, associations et agences éducatives». Concernant la prévention, le Pape signale le fruit de différentes recherches qui montrent comment «les organisations criminelles recourent toujours aux moyens de communication les plus modernes pour appâter les victimes par la tromperie».  Le Souverain Pontife estime ainsi nécessaire d’éduquer à «un usage sain des moyens technologiques» mais aussi de «rappeler ceux qui fournissent de tels services télématiques à leur responsabilité».

Hier, le Pape avait tenu à participer au lancement d’une initiative de Talitha Kum, un réseau de religieuses qui portent secours aux victimes de la traite dans 70 pays. Il a inauguré la page internet «Super Nuns» acceuilli, avec le soutien de la fondation Galileo, par la plateforme de financement participatif Patreon. Il s’agit en effet de recueillir des fonds pour aider les religieuses dans leur travail de prévention et d’accompagnement des victimes.

Ne pas rester indifférent

Ce matin, une marche “Ensemble contre la traite” s’est achevée place Saint-Pierre pour entendre les paroles du Pape. Hier, de nombreuses personnes avaient déjà pris part à une veillée de prière présidée par le cardinal Czerny, sous-secrétaire de la section Migrants et Réfugiés du dicastère pour le Développement humain intégral, dans la basilique Sant'Antonio da Padova in Laterano à Rome. Des temps de prière, de témoignage et de musique se sont alternés pour faire mémoire des plus pauvres, de ceux qui, de diverses manières, peuvent être définis comme les «derniers», les «rejetés» qui vivent en marge de la société, et également des plus faibles, comme les femmes et les enfants qui sont les victimes privilégiées de l'injustice et des abus. À la fin de la veillée, les personnes présentes ont réaffirmé leur engagement à ne pas rester indifférentes et à transformer le monde avec amour.

09 février 2020, 12:57