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Une fidèle irakienne. Photo d'illustration Une fidèle irakienne. Photo d'illustration 

Le Pape prie pour l’Irak, pays endeuillé

À l’issue de la prière de l’angélus, le Saint-Père a exprimé sa proximité au peuple irakien, invoquant Dieu pour que le pays retrouve la paix et l’harmonie.

Marie Duhamel - Cité du Vatican

Ce dimanche, le Pape a exprimé son inquiétude face à la situation en Irak, sa tristesse alors qu’il découvrait «la dure réaction» aux manifestations de ces derniers jours. Des manifestants ont été tués par balle. En deux mois de contestation contre le pouvoir, plus de 420 personnes ont été tuées. Les blessés se comptent par milliers. Le Pape a dit prier pour les victimes irakiennes et réaffirmait sa proximité aux familles affectées par ces violences. «Je suis proche de tout le peuple irakien» a affirmé François, invoquant Dieu pour que le pays retrouve la paix et l’harmonie.

L’Église chaldéenne a appelé les fidèles à prier pendant la messe dominicale pour les «martyrs» tombés à Nasiriya, Najaf, Bagdad et dans d’autres villes du pays. Le Patriarche, le cardinal Louis Raphaël Sako, a exprimé sa solidarité avec les chiites et les sunnites irakiens et réitéré la préoccupation des dirigeants des Églises face aux violences et aux effusions de sang qui frappent le pays depuis le 1er octobre.

Dimanche de deuil à travers le pays

Ce dimanche, huit provinces du sud chiite observent un jour de deuil. Les autorités locales y ont décrété un jour chômé pour les fonctionnaires. Et de nouveau, les manifestants occupent les places de la quasi-totalité des grandes villes du sud du pays.

Jusqu’à présent, les provinces sunnites s’étaient tenues à l’écart du mouvement mais ce dimanche des manifestants défilaient également à Mossoul, la grande ville sunnite du nord. Des centaines d'étudiants vêtus de noir se sont rassemblés en mémoire des manifestants tués ces derniers jours.

Vendredi déjà, une autre province sunnite, celle de Salaheddine, au nord de Bagdad, avait déclaré trois jours de deuil.

Le Parlement est appelé à examiner aujourd’hui la démission du gouvernement. Depuis deux mois, les contestataires réclament dans la rue la chute du système politique installé par les Etats-Unis après la chute de Saddam Hussein en 2003, et qui est, selon eux, sous la mainmise de l’Iran.

01 décembre 2019, 13:01