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Des véhicules brûlés dans la région du Tigré, en juillet 2021. Image d'illustration. Des véhicules brûlés dans la région du Tigré, en juillet 2021. Image d'illustration.  

Nouveau massacre de civils en Éthiopie, au moins 125 morts

Début septembre, près de 125 personnes ont été tuées dans le village de Chenna, en Amhara, une région du nord du pays. Les autorités locales attribuent cette tuerie aux rebelles tigréens du TPLF, mais ces derniers nient catégoriquement toute implication.

Xavier Sartre – Cité du Vatican

Ce massacre est la énième preuve de la férocité de cette guerre débutée en novembre 2020. Peu d’informations pour l’instant. Les premières sources parlent de civils mais cela n’a pas été encore confirmé, les habitants de ce village sont toujours à la recherche d’autres corps ce jeudi 9 septembre. Ce sont ces survivants qui ont clairement mis en cause les rebelles de la région voisine du Tigré, qui contrôlaient la localité fin août avant que des combats n’éclatent avec l’armée fédérale.

Une guerre loin des regards

Le Front de libération du peuple du Tigré, le TPLF, a cependant nié toute responsabilité, il demande même une enquête indépendante, espérant que les médias puissent avoir accès à cette zone plus facilement. Mais cette guerre se passe loin des regards, l’armée éthiopienne faisant en sorte que toute la zone concernée soit verrouillée, ce qui n’est pas sans poser problème pour la population civile qui affronte, en plus des combats, une crise alimentaire d’ampleur.

Selon l'ONU, au moins 400 000 personnes vivent dans des conditions proches de la famine au Tigré, et en Afar et en Amhara, 1,7 million de personnes sont confrontées à la faim. Bien plus que la guerre, c’est cet isolement qui risque d’être fatal aux populations locales.

09 septembre 2021, 10:01