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Des réfugiés éthiopiens arrivés au Soudan, fuyant les combats dans la province du Tigré. Des réfugiés éthiopiens arrivés au Soudan, fuyant les combats dans la province du Tigré.   (AFP or licensors)

Appel des JRS : garantir l'aide humanitaire dans la région du Tigré

Le Service jésuite des réfugiés (JRS) en Afrique de l’Est fait part de son inquiétude pour la situation dans le nord de l’Éthiopie et demande à ce que l’aide humanitaire soit garantie sur place.

Assurer l'accès à l'aide humanitaire dans la région du Tigré en Éthiopie, qui connaît depuis le 4 novembre un violent conflit entre les forces du gouvernement fédéral et le Front populaire de libération du Tigré (Tplf): c'est ce que demande le Service jésuite des réfugiés (JRS) en Afrique de l'Est, par l'intermédiaire de son directeur général, Andre Atsu. «En tant qu'organisation humanitaire, explique le responsable, cité par l'agence Aci Africa, nous lançons un appel pour qu'un couloir humanitaire soit garanti, afin que les personnes touchées par le conflit puissent être atteintes avec des biens essentiels». 

En effet, les affrontements armés ont entraîné la fermeture des «banques, des magasins et des voies d'accès» aux principales villes ; il existe donc un risque réel que «si les combats se poursuivent, les travailleurs humanitaires, les réfugiés et les membres des différentes communautés se retrouvent bientôt sans nourriture et sans autres produits de première nécessité».

Rien ne peut justifier un bain de sang

L'appel des JRS pour l'aide humanitaire et la paix suit celui d'autres représentants de l'Église qui ont travaillé pour la réconciliation en Éthiopie: tout d'abord, la conférence épiscopale locale qui, dans une déclaration du 4 novembre elle-même, signée par le cardinal Berhaneyesus Souraphiel, archevêque d'Addis-Abeba, a réitéré : «Si les frères s'entretuent, l'Éthiopie n'y gagnera rien, mais elle est condamnée à l'échec», car «aucune raison ou objectif ne peut justifier un bain de sang». D'où l'appel à tous les catholiques à prier, également avec les fidèles des autres religions, «pour la paix et la réconciliation».

Le Pape François lui-même, lors de l'Angélus de dimanche dernier, le 8 novembre, a déclaré : «Je suis avec inquiétude les nouvelles en provenance d'Éthiopie. Tout en invitant chacun à rejeter la tentation du conflit armé, j'invite tout le monde à la prière et au respect fraternel, au dialogue et à la résolution pacifique des différends». Enfin, l'Amecea (Association des membres des conférences épiscopales d'Afrique de l'Est) a également demandé aux deux parties de trouver une solution pacifique au conflit, car il existe un risque de «guerre civile».

15 novembre 2020, 13:11