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Enzo Moavero Milanesi, ministre italien des Affaires étrangères,  et Ahmed Maitig, vice-premier ministre libyen, à Rome, le 31 octobre 2018. Enzo Moavero Milanesi, ministre italien des Affaires étrangères, et Ahmed Maitig, vice-premier ministre libyen, à Rome, le 31 octobre 2018.  (ANSA)

L’Italie organise un sommet pour la Libye

C’est au bord de la mer Tyrrhénienne entre les murs de la Villa Igiea de Palerme que seront réunis pendant deux jours les principaux acteurs politiques libyens, sous la houlette diplomatique de Rome. L’occasion de mettre en pratique la feuille de route onusienne dévoilée le 9 novembre, prônant des élections au printemps 2019.

C’est une étape, et une conférence, de plus dans le très long processus de sortie de crise libyen. Celle-ci suit celle de Paris tenue en mai dernier, et qui avait abouti à un accord sur une date, le 10 décembre, en vue de tenir des élections nationales.

La perspective de ces élections évanouie au profit d’un scrutin organisé au printemps prochain, les acteurs européens apparaissent plus que divisés sur la stratégie à mener en Libye. Aux avant-postes de ces divisions, Paris et Rome, qui jouent des coudes pour rafler le plus d’influence possible à Tripoli. 

 

La conférence qui met en jeu la crédibilité de la diplomatie italienne est soumise à un fort enjeu de participation. De nombreux chefs d’Etat ont déjà décliné, et la présence même du général Haftar demeure incertaine à la veille de la conférence. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, lui est attendu, tout comme La haute-représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères.

Interrogée par Delphine Allaire, Virginie Collombier, chercheur à l'Institut universitaire européen de Florence, spécialiste de la Libye, décrypte cette énième tentative, cette fois-ci italienne, d’enrayer le chaos libyen.

Entretien avec Virginie Collombier, spécialiste de la Libye
12 novembre 2018, 08:16