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Vatican News
Le nouveau président du Conseil italien, Giuseppe Conte, à Rome le 24 mai 2018. Le nouveau président du Conseil italien, Giuseppe Conte, à Rome le 24 mai 2018.   (ANSA)

Qui est Giuseppe Conte, le nouveau visage de l’Italie ?

C’est l’épilogue d’un feuilleton politique qui a duré plus de deux mois en Italie. Giuseppe Conte, inconnu du paysage politique, se voit confier la délicate tâche de créer un gouvernement alliant la Ligue d'extrême droite et le mouvement anti-parti 5 étoiles.

Ses premières apparitions télévisuelles trahissent un inconfort de débutant. Mèche noire rebelle et costume élégant, Giuseppe Conte était la semaine dernière encore inconnu aux yeux des italiens et du monde entier. A 53 ans, cet avocat et professeur de droit a été désigné mercredi 23 mai pour diriger le gouvernement d’union antisystème/extrême droite. Jusqu’à présent, le nouveau président du Conseil était très éloigné du monde politique, la seule apparition publique dans un contexte politique de cet universitaire discret datait d'avant les élections du 4 mars, quand le M5S l'avait présenté comme possible ministre de l'administration publique. 

Enfant du Sud

Un père secrétaire communal, une maman institutrice, Giuseppe Conte devient le premier chef de gouvernement originaire du sud de l’Italie depuis 30 ans, il est né dans les Pouilles qui bordent la mer Adriatique. Giuseppe Conte a fait de brillantes études de droit à la Villa Nazareth, une université catholique pour étudiants défavorisés à Rome. Puis, des séjours de «perfectionnement» pendant l'été dans les universités les plus prestigieuses du monde: Yale, New York University la Sorbonne, Cambridge… 18 pages de CV qui ont provoqué une polémique, l’université de New-York a notamment démenti sa présence dans ses locaux, l’établissement dit n’avoir aucune trace de lui dans ses archives. 

Spécialiste de la débureaucratisation

Parallèlement, le nouvel homme fort du gouvernement a enseigné dans des facultés de droit en Sardaigne, à Rome, à Florence ou à Malte et était jusqu'à récemment professeur de droit privé à Florence, tout en exerçant dans un cabinet d'avocats dans la capitale.

La presse italienne redoute aujourd’hui que celui qui est présenté comme un spécialiste de la débureaucratisation ne soit la marionnette des deux leaders Matteo Salvini et Luigi dI Maio. Il l’a promis hier soir au micro, Giuseppe Conte deviendra «l’avocat qui défend le peuple italien».

 

24 mai 2018, 11:28