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Vue sur le quartier Bab-Charki dans le Vieux Damas, où se trouve la faculté. Image d'illustration. Vue sur le quartier Bab-Charki dans le Vieux Damas, où se trouve la faculté. Image d'illustration.  

Naissance de la première faculté de théologie catholique de Syrie

Le projet est dans les cartons et dans les têtes du diocèse patriarcal de Damas depuis 2002. En septembre, la première faculté de théologie catholique de Syrie ouvrira ses portes. Le futur doyen, l’archimandrite Youssef Lajin nous détaille le projet.

Entretien réalisé par Marine Henriot – Cité du Vatican

L’inauguration est prévue pour les 21 et 22 septembre, les 90 étudiants feront eux leur rentrée le 1er octobre. Le projet ambitieux est porté par l’Eglise melkite, et il s’agit d’une «faculté catholique selon les directives de la Congrégation pour l’éducation catholique», nous détaille l’archimandrite Youssef Lajin, joint à Damas. Il sera le doyen de la faculté.

A ses côtés, le patriarche Joseph Absi endossera l’habit de recteur. La faculté emploie déjà 25 professeurs et maitres de conférences, pour un cursus qui se déroulera en cinq ans, deux ans de philosophie et trois ans de théologie. Les locaux de la faculté sont installés dans l’enceinte du Patriarcat grec-catholique, dans le quartier de Bab-Charki, dans le cœur du Vieux Damas. Un décret présidentiel de mai 2019 a rendu son existence possible, explique le père Youssef Lafin, précisant la portée œcuménique de ce projet, puisque les étudiants «de toutes les religions» seront accueuillis.

Faculté pontificale ?

La faculté voit grand pour le futur, nous confie l’archimandrite, «nous proposons qu’elle soit une faculté pontificale ad experimentum pour 5 ans», un statut pour l’instant en cours de création ; «le nonce apostolique en Syrie, le cardinal Mario Zenari était très content de savoir qu’il y a cette première en Syrie, il a donc fait envoyer à Rome tous les documents nécessaires».

Dans un pays ravagé par le conflit et les sanctions internationales, l’ouverture de cette faculté envoie aux Syriens un message d’espoir fort : «Nous sommes là, nous restons en Syrie, nous ne partons pas, nous ne vidons pas le pays des chrétiens.»

Quant aux problèmes logistiques, tel que le manque de générateurs pour avoir de l’électricité toute la journée, «nous traiterons les difficultés les unes après les autres». A noter que cette faculté bénéficie du soutien financier de plusieurs organisations étrangères, notamment de l’Oeuvre d’Orient.

Entretien avec le père Youssef Lajin

 

 

28 août 2021, 10:18