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Manifestation le 23 avril 2021 à Haïti près de l'église saint-Antoine où les religieux ont été enlevés Manifestation le 23 avril 2021 à Haïti près de l'église saint-Antoine où les religieux ont été enlevés  (ANSA)

Les évêques du Brésil en union de prière pour la paix en Haïti

Le 1er mai prochain sera une «Journée de prière et de mission pour la paix en Haïti». La conférence épiscopale brésilienne en a décidé ainsi à travers la Commission pastorale pour l'action missionnaire, en collaboration avec l'Aide à l'Église en Détresse.

«Le petit pays situé au milieu des Caraïbes souffre encore des conséquences du tremblement de terre de 2010. En outre, depuis le passage de l'ouragan Matthew en 2016, les décès et la pauvreté ont augmenté, tandis que la population est de plus en plus vulnérable, confrontée à des conflits et des tensions internes», relèvent les éveques brésiliens dans un communiqué, faisant aussi allusion aux différentes vagues de kidnappings et d'enlèvements qui, ces derniers jours, ont touché des prêtres et des religieux. 

 

«Nous vivons dans une peur constante», affirme Mgr Jean Désinord, évêque de Hinche, diocèse situé à une centaine de kilomètres de Port-au-Prince, la capitale d'Haïti. La Journée du 1er mai soulignera la valeur de la prière comme «action missionnaire»: «Prier pour les missions signifie aussi être missionnaire», explique père Daniel Rocchetti, membre de la Commission pastorale de l'action missionnaire au Brésil.

Litanie des saints ou offrandes

Place, donc, à la créativité des prières: «Vous pouvez réciter le chapelet ou la litanie des saints, suggère encore le père Rocchetti, faire une offrande spirituelle ou encore adresser une pensée particulière selon une intention spécifique». Cette initiative de l’épiscopat brésilien fait aussi suite à celle de la même Église locale le 1er avril dernier pour la paix en Birmanie.  

Haïti est aujourd'hui le pays le plus pauvre du continent américain. Les crimes commis par des gangs et les enlèvements sont de plus en plus nombreux et de graves tensions politiques entre le gouvernement et l'opposition mènent à une instabilité chronique ; déjà en février, les évêques d'Haïti avaient parlé du danger d'une «explosion sociale».

28 avril 2021, 13:16