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Le plan de relance promu par l'administration Biden présenté le 10 mars 2021 par la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le chef de la majorité démocrate, Chuck Schumer. Le plan de relance promu par l'administration Biden présenté le 10 mars 2021 par la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le chef de la majorité démocrate, Chuck Schumer.  (AFP or licensors)

États-Unis: l’avis mitigé des évêques sur le plan de relance post-pandémie

La conférence épiscopale des États-Unis a pris acte du plan d’aide à l’économie voté par le Congrès, dont elle reconnaît certains aspects positifs, tout en regrettant toutefois le manque de soutien aux enfants à naître.

Avec 220 “oui” de la part des démocrates et 211 “non” de la part du camp républicain, le Congrès américain a définitivement approuvé l'American Rescue Plan Act, le plan d'aide à l'économie lancé par l'administration Biden pour lutter contre les effets négatifs de la pandémie de Covid-19. Au total, 1900 milliards de dollars ont été alloués, dont environ 800 milliards sont destinés à soutenir les familles, avec des chèques uniques ; d'autres fonds seront alloués aux allocations de chômage et au secteur de l'emploi public, tandis qu'il est prévu de renforcer les crédits d'impôt pour les enfants mineurs pendant un an, afin de réduire les tranches de pauvreté.

Des mesures sont également prévues pour lutter directement contre le coronavirus: 123 milliards seront investis dans les tests, la production et la distribution de vaccins et les soins de santé. Des fonds supplémentaires seront engagés dans les petites entreprises, dans les transports et dans le secteur de l'éducation, afin que les écoles puissent rouvrir en toute sécurité.

Pour sa part, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis se dit partiellement satisfaite du plan approuvé, qui fournit, certes, une aide aux plus démunis, mais ne contient aucune protection pour les enfants à naître. «Nous croyons fermement qu'aider les personnes les plus vulnérables et les plus menacées par la pandémie signifie également protéger les enfants à naître et leur droit à la vie», rappellent-ils dans un communiqué.

Des avancées sociales, mais un manque de clarté sur l’IVG

«Nous sommes reconnaissants que cette loi aborde de nombreuses questions cruciales, car il s'agit de dispositions qui permettront de sauver des personnes dans des situations extrêmement désespérées, en protégeant leur vie», reconnaissent les évêques, qui émettent toutefois une vive critique: «Il est inconcevable que le Congrès ait adopté cette loi sans les clauses nécessaires pour garantir que les milliards de dollars des contribuables seront utilisés pour des soins de santé essentiels à la vie et non pour l'avortement». Les évêques soulignent ensuite que, contrairement à d'autres projets de loi d'aide anti-Covid, les partisans de l'American Rescue Plan Act n'ont pas inclus «la politique traditionnelle de consensus bipartisan visant à empêcher que l'argent des contribuables soit utilisé pour financer des avortements, tant au niveau national qu'international».

La politique de consensus bipartisan «était nécessaire», rappellent les évêques, «parce que cette loi comprend de nombreuses références générales aux soins de santé qui, sans exclure expressément l'avortement, ont été constamment interprétées par les tribunaux fédéraux non seulement pour permettre, mais aussi pour contraindre la pratique de l'interruption volontaire de grossesse, sans limites significatives». En conséquence, conclut l’épiscopat, «les nombreuses dispositions importantes et salvatrices de la loi sur le plan de sauvetage américain sont sapées parce que cela facilite et finance la destruction de la vie, ce qui est contraire à l'objectif de la loi elle-même, qui est de protéger les Américains les plus vulnérables en temps de crise».

Le communiqué est signé par Mgr José H. Gomez, président de  la conférence épiscopale des États-Unis, et par les présidents de six commissions épiscopales: Mgr Joseph F. Naumann, président de la commission pro-vie ; Mgr Paul S. Coakley, président de la commission sur la justice domestique et le développement humain ; Mgr David J. Malloy, président du Comité sur la justice internationale et la paix ; Mgr Michael C. Barber, président du Comité sur l'éducation catholique ; Mgr Shelton J. Fabre, président du Comité ad hoc contre le racisme ; et Mgr Mario E. Dorsonville, président du Comité sur les migrations.

Vatican News Service -IP

11 mars 2021, 12:21