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Le président du Conseil européen, Charles Michel, et le Premier ministre portugais, Antonio Costa, au monastère des Hiéronymites, le 5 janvier 2021. Le président du Conseil européen, Charles Michel, et le Premier ministre portugais, Antonio Costa, au monastère des Hiéronymites, le 5 janvier 2021.   (AFP or licensors)

Présidence portugaise: les évêques rappellent l'héritage chrétien de l’Europe

Le délégué de l’épiscopat portugais à la Comece a commenté les priorités de Lisbonne durant les six mois de gouvernance portugaise du Conseil de l’Union européenne, estimant important de réaffirmer les racines chrétiennes du Vieux continent.

Du 1er janvier au 30 juin 2021, la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne est assurée par le Portugal, qui a basé son programme sur la devise suivante: «Il est temps d'agir: pour une relance équitable, verte et numérique».

Cinq grands domaines d'action sont envisagés par Lisbonne: renforcer la résilience de l'Europe; promouvoir la confiance dans le modèle social européen; favoriser une reprise durable; accélérer une transition numérique équitable et inclusive; et réaffirmer le rôle de l'UE dans le monde, en veillant à ce qu'il soit fondé «sur l'ouverture et le multilatéralisme». 

«C'est un projet ambitieux, a commenté le délégué des évêques portugais à la Comece (Commission des conférences épiscopales de la Communauté européenne), Mgr Nuno Brás da Silva Martins, cité par l'agence Ecclesia, organe officiel de communication de l’Église portuguaise, ajoutant qu’il est important de viser le plus haut «afin de résoudre les problèmes».

Présence «unificatrice» de l'Europe

Réitérant la nécessité d'une réponse européenne commune à la crise provoquée par la pandémie de Covid-19, l’évêque de Funchal (chef-lieu de l’île de Madère) souligne aussi l’importance de la valorisation des racines chrétiennes du projet européen: «L'héritage chrétien est la base de la construction et de l'intégration européenne, ce n'est pas quelque chose à récupérer, c'est un fait, toujours présent», affirme-t-il. 

D'ailleurs, il convient de constater que l'inauguration de la présidence portugaise s'est déroulée mardi 5 janvier entre autres par une visite du Monastère des Hiéronymites, de l'ordre de saint-Jérôme, où sont enterrés plusieurs rois portugais, mais aussi le navigateur Vasco de Gama ou l'écrivain Fernando Pessoa. C'est aussi entre les murs de cet illustre monastère que le 13 décembre 2007, les chefs d'État de l'UE ont signé le traité constitutionnel de Lisbonne. 

 

Parmi les autres domaines d'action de cette présidence tournante, l'attention portée à la question sociale, en particulier en réponse à la pandémie, apparaît centrale pour Mgr Brás: après «la confusion initiale» due à la première vague de la crise sanitaire, l'UE a en effet montré qu'elle était selon lui «une présence unificatrice» pour aider les différents pays à faire face à la crise, à tel point qu'il est maintenant «très difficile de penser à ce que nous serions sans l'Union européenne».

En ce qui concerne le Portugal, le délégué à la Comece a rappelé l'importance du thème de la migration, demandant des «accords qui respectent la dignité de la personne», car «tout migrant est avant tout une personne et doit être traité comme tel».

Vendredi 8 janvier dernier, le Pape François recevait au Vatican la présidence de l’épiscopat portugais, lui intimant qu’une attention toute particulière devait être accordée en ce moment aux enfants, aux personnes âgées et aux migrants, les plus touchés par la crise mondiale actuelle.

 

12 janvier 2021, 15:49