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Messe en l'église Saint-Joseph de Bagdad, le 1er janvier 2019. Messe en l'église Saint-Joseph de Bagdad, le 1er janvier 2019.   (ANSA)

Les messes publiques reprennent dans les églises de Bagdad

Le Patriarcat chaldéen a annoncé le «retour progressif» des fidèles à la messe dans les églises de la capitale, Bagdad, à partir du dimanche 4 octobre.

«Nous commençons lentement, avec beaucoup d'espérance, d'émotion et de bonheur, selon la capacité de chaque église, selon un nombre qui sera limité car nous devons garder nos distances». C'est ainsi que Mgr Basilio Yaldo, évêque auxiliaire de Bagdad et proche collaborateur du cardinal Louis Raphael Sako, a commenté la réouverture des églises aux fidèles de la capitale irakienne, dimanche 4 octobre. «Si un lieu de culte a une capacité de 550 places, nous en accueillerons une centaine, avec un maximum de deux personnes par banc. Mais c'est une bonne nouvelle, après plus de sept mois de fermeture», a-t-il ajouté.  

Cette décision est le résultat d'une prise de conscience collective, explique l’évêque: «Comme nous allons devoir vivre longtemps avec le coronavirus, nous avons décidé de rouvrir progressivement les portes des églises. Ces jours-ci, les mosquées sont également ouvertes, le gouvernement a ordonné la reprise de nombreuses activités, c'est pourquoi nous avons nous aussi bougé. Il est nécessaire de vivre avec ce virus, en respectant les indications sanitaires et celles des autorités, en étant attentif mais en garantissant en même temps le soutien des fidèles».

L'Irak, l'un des plus touchés par la pandémie

L'Irak est l'une des nations du Moyen-Orient les plus touchées par le coronavirus, qui s'ajoute à d'autres problèmes tels que la pauvreté et la violence, amenant le pays au bord de l'effondrement.

Le Patriarche chaldéen, le cardinal Louis Raphael Sako, est également intervenu à plusieurs reprises sur la pandémie, soulignant que celle-ci est l'occasion de repenser une foi «plus profonde» et une société plus «solidaire», en saisissant les «opportunités» de cette période dramatique. 

 

Avec cette reprise des célébrations liturgiques, le nombre de fidèles va devoir être «approprié» en fonction de la «capacité» du lieu de culte, informe le Patriarcat. En outre, est demandé un respect strict de la distance sociale entre les personnes, couplé à l'obligation de porter un masque et des gants.

Proximité matérielle et spirituelle 

Pendant la messe, il sera interdit de s'embrasser, de se serrer la main ou de s'incliner trop près et il est «préférable que les personnes âgées, plus fragiles, n'y assistent pas». En cas de découverte d'un cas positif au Covid-19 après avoir participé à une messe, les fidèles sont tenus d'en informer le patriarcat.

«Au cours de ces sept mois, les gens ont eu très peur. En tant qu'Église, nous avons essayé de rester proches des gens et de soutenir les familles les plus en difficulté par des aides et des dons. Tous les mois ou tous les deux mois, nous avons distribué deux mille dollars par paroisse pour l'achat de produits de première nécessité. En plus de la proximité matérielle, nous avons également maintenu la présence spirituelle en visitant les familles et en célébrant des messes et des prières en ligne. L'un des éléments positifs qui est apparu au cours de ces mois de pandémie est précisément la solidarité qui s'est manifestée au sein de la population, une Église vivante qui ne néglige personne», a ajouté Mgr Basilio Yaldo.  

03 octobre 2020, 13:50