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Westminster abbey à Londres. Westminster abbey à Londres.   (AFP or licensors)

La Commission Justice et Paix de Westminster opposée à l'annexion de la Cisjordanie

Selon les termes du plan de paix américain pour le Proche-Orient dont le processus démarrera le 1er juillet prochain, Israël ambitionne l’annexion de certaines parties de la Cisjordanie, suscitant l’opposition de nombreux Etats, institutions et responsables religieux, comme au Royaume-Uni.

«La Commission Justice et Paix de Westminster se range du côté du peuple de Terre Sainte face aux plans d'annexion unilatérale par Israël du territoire palestinien de Cisjordanie, prévue pour le 1er juillet 2020». C’est en ces termes que s’est exprimé sur son site internet la Commission, appelant Israël et les États-Unis à respecter le droit international et les résolutions existantes des Nations unies et à abandonner un tel plan téméraire, au nom de la justice et de la paix. 

«Notre condamnation - poursuit le communiqué - fait suite à celle des dirigeants des Églises chrétiennes de Terre Sainte, de la Conférence épiscopale d'Angleterre et du Pays de Galles, et à celle du cardinal archevêque de Westminster avec l'archevêque de Canterbury». Elle rejoint aussi «la préoccupation d'éminents membres de la communauté juive britannique» face à cette perspective.

En effet, l'annexion, selon la Commission Justice et Paix, ne fera que détruire «les chances d'une paix négociée, limitant encore davantage les perspectives de création d'un État palestinien». 

 

«Il est probable que la violence augmentera et que la vie des Palestiniens, qui souffrent déjà sous l'occupation israélienne, sera encore plus dégradée. Elle ne fera donc rien pour améliorer la position d'Israël dans le monde», en a-t-elle conclu.

La position du Saint-Siège

En mai dernier, le Saint-Siège réaffirmait sur ce sujet que le respect du droit international et des résolutions pertinentes des Nations unies était «un élément indispensable» pour que les deux peuples puissent vivre côte à côte dans deux États, avec des frontières internationalement reconnues avant 1967. 

Le Saint-Siège exprimait «sa préoccupation» quant aux éventuels actes qui pourraient compromettre davantage le dialogue, en espérant «que les Israéliens et les Palestiniens puissent retrouver, et bientôt, la possibilité de négocier un accord directement, avec l'aide de la communauté internationale», et que «la paix puisse enfin régner en Terre Sainte, si chère aux juifs, aux chrétiens et aux musulmans».

Mercredi 24 juin, les Nations unies et la Ligue arabe ont condamné à l'unisson les ambitions israéliennes. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a demandé à Israël «d'abandonner ses plans». L'annexion «détruirait toute idée de paix à l'avenir», a quant à lui déclaré le secrétaire général de la Ligue, Ahmed Aboul Gheit. «Annexer des parties du territoire palestinien occupé constituerait, si cela est concrétisé, une menace sérieuse à la stabilité régionale», a-t-il dit lors d'un appel en visioconférence du Conseil de sécurité.

27 juin 2020, 12:33