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Des membres de la minorité Rohingya. Des membres de la minorité Rohingya.  (ANSA)

À l'Onu, le cardinal Parolin souhaite plus de dialogue pour protéger les minorités

Prise de parole du secrétaire d'État du Saint-Siège à l'ONU lors d'une commémoration du 30ème anniversaire de la Déclaration sur les droits des personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques.

Roberta Barbi - Cité du Vatican

L’appel est clair, le secrétaire d’État du Saint-Siège souhaite que soit rejetée l'utilisation discriminatoire du terme «minorité» pour désigner une partie réduite de la population, car il génère des «sentiments d'isolement et d'infériorité». Le cardinal Parolin s’est exprimé lors d’une réunion de haut niveau au siège des Nations unies à New York organisée à l’occasion du 30ème anniversaire de l'adoption de la Déclaration sur les droits des personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques. Le prélat italien a souligné qu'il ne faut pas oublier, lorsque des termes tels que «majorité» ou «minorité» sont utilisés dans le langage courant, que ceux-ci ne doivent pas éroder le principe sur lequel reposent les droits de l'Homme et les libertés fondamentales, à savoir que «tous sont égaux en dignité et ont donc des droits égaux».

Les chrétiens, le groupe le plus persécutés au monde

Affirmer sa propre identité et vivre en paix avec les autres sont, selon le cardinal Parolin, les aspirations partagées par toutes les minorités ethniques, religieuses et linguistiques dans le monde, de sorte que les défendre ne peut manquer de signifier le respect de principes tels que la protection de l'existence, la non-exclusion, la non-discrimination et la non-assimilation. Le Saint-Siège, dit le secrétaire d'État, constate donc avec une grande préoccupation que les chrétiens sont le groupe le plus persécuté au monde, et pas seulement dans les pays où ils constituent un groupe minoritaire: «On estime qu'environ 360 millions de chrétiens dans 76 pays souffrent de discrimination, de violence et de persécution en raison de leur foi, dit-il, ce qui constitue une violation claire du droit fondamental à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Une discrimination dont souffrent malheureusement aussi d'autres minorités religieuses».

Une identité renforcée par le dialogue

Afin de protéger et de promouvoir les droits de l'Homme des personnes appartenant à des groupes minoritaires pour des raisons nationales, ethniques, religieuses ou linguistiques, il est fondamental d'adopter une culture du dialogue pour progresser, en adoptant la coopération mutuelle comme code de conduite et la compréhension mutuelle comme méthode. «L'identité et le dialogue ne sont pas des pôles irréconciliables», conclut Parolin, «notre identité est renforcée et enrichie par le dialogue avec ceux qui ne sont pas comme nous».

22 septembre 2022, 15:16