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Le chef du gouvernement italien Mario Draghi accueille le cardinal Parolin au siège de l'ambassade d'Italie près le Saint-Siège, le 2 mars 2021. Le chef du gouvernement italien Mario Draghi accueille le cardinal Parolin au siège de l'ambassade d'Italie près le Saint-Siège, le 2 mars 2021.  (ANSA)

Premier sommet entre le Saint-Siège et le nouveau gouvernement italien

Le Saint-Siège et le nouveau chef du gouvernement italien ont mené ce mardi 2 mars leur première réunion bilatérale, à l’occasion de la traditionnelle commémoration des Accords du Latran, signés en 1929. La rencontre se tient habituellement en février mais elle avait été décalée en raison de la pandémie et de la crise gouvernementale.

Alessandro Guarasci - Cité du Vatican

Comme chaque année, la rencontre bilatérale s’est tenue au Palais Borromée, qui abrite le siège de l’ambassade d’Italie près le Saint-Siège. Il s’agit d’un cas unique au monde d’une représentation diplomatique à ne pas bénéficier de l’extraterritorialité, puisque elle est située sur le territoire du pays qu’elle représente.

Ce 92e anniversaire des Accords du Latran a donné la première occasion d’un contact direct entre le  nouveau chef du gouvernement italien Mario Draghi et le secrétaire d'État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, en présence, entre autres, du président de la République Sergio Mattarella, et du président de la conférence épiscopale italienne, le cardinal Gualtiero Bassetti.

Ces deux heures d'entretien ont confirmé les excellentes relations entre l'Italie et le Saint-Siège.

Le cardinal Parolin met l’accent sur le soutien aux familles

Le cardinal Pietro Parolin a souligné que «c'était une discussion sereine, avec la volonté de ramener la famille au centre. Le plan d'action du gouvernement a été présenté et nous y avons été très attentifs, notamment dans sa volonté de ramener la famille au centre et de la soutenir par des politiques familiales adéquates.»

Parmi les questions abordées figurait également la présidence italienne du G20, le Saint-Siège mettant notamment l’accent sur les enjeux environnementaux, en cohérence avec la réflexion éthique et le magistère du Pape François.

Le cardinal Bassetti réaffirme son espérance pour l’après-pandémie

«Nous avons parlé de tous les problèmes les plus urgents du moment, à commencer par la famille, l'école, les jeunes et les relations entre les institutions. L'atmosphère était bonne et constructive», a ajouté le président des évêques italiens, le cardinal Gualtiero Bassetti. «Il y avait une convergence sur toutes les questions, y compris la politique étrangère, qui est la plus complexe, et aussi sur les migrations. Il y a eu en effet un échange serein et ouvert. Nous avons souligné les problèmes communs de cette pandémie.»

Et précisément sur la pandémie, le président de la CEI, lui-même hospitalisé en 2020, a souligné que «nous sommes dans une condition surréaliste. Parfois, je me réveille le matin et je pense que c'était un mauvais rêve. Je suis optimiste, nous devons apporter une grande espérance pour faire comprendre aux gens que la nuit est longue mais que l'aube vient, comme le dit la sentinelle d'Isaïe. Il nous appartient également de le construire avec un engagement actif. En particulier en pensant aux jeunes qui sont les plus perdus à cause de toutes les fermetures de la pandémie. Ce n'est pas le moment de penser à nous, mais comme le dit le Pape, d'être le Samaritain qui s'arrête là où il faut soigner les blessés.»

 

03 mars 2021, 16:18