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Covid: le Saint-Siège appelle à aider les pays les plus pauvres

Combattre la pauvreté et les inégalités, au nom de la solidarité et du bien commun: tel est l'appel adressé à l'Organisation mondiale du commerce par Mgr Ivan Jurkovič, Observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies à Genève.

Isabella Piro – Cité du Vatican

La pandémie de Covid-19 «exige une attitude responsable de la part de toute la communauté internationale. Aujourd'hui, plus que jamais, elle doit unir ses forces pour rechercher un avenir durable, inclusif et juste pour tous»: telle est l'exhortation lancée par Mgr Ivan Jurkovič ce jeudi à l'Organisation mondiale du commerce. Se référant en particulier aux pays les moins avancés (PMA) sur lesquels l'urgence sanitaire a pesé le plus lourdement en raison des difficultés préexistantes, comme «le faible revenu par habitant, les faibles niveaux de développement humain intégral et l'extrême vulnérabilité aux chocs extérieurs», l’Observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies à Genève a réaffirmé qu’il ne fallait pas «simplement rester silencieux face à tant de souffrance et d'adversité». Au contraire, a-t-il ajouté, «nous sommes appelés, par nos décisions, à mettre en œuvre notre engagement commun pour le bien de la famille humaine. Nous sommes appelés à penser et à agir de manière solidaire, ce qui implique également de lutter contre les causes structurelles de la pauvreté et des inégalités».

Les graves retombés de la pandémie

Les 46 pays les moins avancés dont 36 se situent en Afrique «représentent 13 % de la population mondiale». Ils luttent quotidiennement contre la pauvreté en recherchant une plus grande croissance économique, «afin de réaliser une transformation structurelle et de renforcer leurs capacités productives», a expliqué le prélat qui déplore que, cette année, la pandémie «ait encore exacerbé ces défis», mettant ces pays devant «des perspectives très sombres», notamment en ce qui concerne «la réalisation de leurs objectifs en matière de santé et d'éducation». Aujourd'hui déjà, «de nombreuses populations adoptent des stratégies qui compromettent davantage ces objectifs, comme la réduction de leur consommation d'aliments sains et nutritifs ou l'abandon de l'école par les enfants», note Mgr Jurkovič, tandis que le déclin mondial des exportations dont les PMA dépendent économiquement, a compromis davantage leurs moyens de subsistance. 

Aider les plus vulnérables

Dès lors que faut-il faire pour «aider les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables de notre monde» ? Mgr Jurkovič propose de convenir, au sein de l'Organisation mondiale du commerce, qu'un pays membre moins développé «ne devrait pas être tenu d'appliquer les dispositions du traité sur les droits de propriété intellectuelle (ADPIC)», tant qu'il reste dans la catégorie des PMA ou pendant une période de douze ans à partir du moment où l'ONU décide de le retirer de cette catégorie.

12 mars 2021, 09:05