Recherche

Vatican News
Inondations impressionnantes ce 14 octobre 2020 à Hyderabad, la capitale de l'État de Telangana, en Inde Inondations impressionnantes ce 14 octobre 2020 à Hyderabad, la capitale de l'État de Telangana, en Inde 

Mgr Caccia: «Ne pas oublier le visage humain du changement climatique»

L'Observateur permanent du Saint-Siège auprès de l'ONU à New York a plaidé pour une action collective afin de protéger l’environnement. Lors d'une de ses interventions à la 75e session de l'Assemblée générale des Nations unies, Mgr Caccia a défendu une stratégie en quatre points pour venir à bout du réchauffement de la planète.

Vatican News

Afin de sauver la Maison commune, Mgr Caccia a commencé par plaider pour «une réponse unie de la communauté internationale, fondée sur le consensus et l'engagement partagé» lors de son intervention. En effet, les hommes vivent aujourd'hui «dans un monde interdépendant qui nous oblige à penser avec un projet commun». Il propose un triple niveau d’action.

D’abord, il faudrait atténuer les dégâts, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre qui augmentent au niveau mondial. Dans cette perspective, le prélat a rappelé l'importance de développer «des sources d'énergie renouvelables largement accessibles», de promouvoir «des modèles de consommation et de production durables» et d'«atténuer le changement climatique en utilisant le principe de précaution».

Ensuite, Mgr Caccia propose de «renforcer les structures socio-économiques» des personnes et des communautés, en augmentant leur «résilience» afin de «prévenir ou minimiser les dommages que les effets négatifs du changement climatique peuvent causer».

Un impératif moral

Enfin, l’Observateur du Saint-Siège a rappelé l'urgence de «réduire les risques de catastrophes» liés aux «pluies excessives, aux inondations, aux glissements de terrain, à l'élévation du niveau des mers et à la sécheresse». Il ne s’agit pas que de solutions techniques, il ne faut pas, dit-il, «oublier le visage humain du changement climatique», celui de ces personnes qui vivent constamment dans la peur de voir leurs habitats déjà précaires, leurs économies, systèmes agricoles ou alimentaires vulnérables, être davantage déstabilisés: une «menace existentielle», synthétise le prélat, et surtout dans les pays les plus pauvres.

La lutte contre le changement climatique est «une question de justice et un impératif moral», aussi parce qu’il touche les pays les plus pauvres. Pour le prélat, il est ainsi impératif que la protection de l'environnement et la promotion de la dignité de la personne humaine aillent de pair dans les politiques mises en place par les États ou la communauté internationale.

14 octobre 2020, 14:28