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Le cardinal Leonardo Sandri, ici lors d'un voyage en Terre Sainte en octobre 2019 Le cardinal Leonardo Sandri, ici lors d'un voyage en Terre Sainte en octobre 2019 

Le Cardinal Sandri lance un appel à la paix au Moyen-Orient et dans le Caucase

À l’occasion de l’inauguration de la nouvelle année académique de l'Institut Pontifical Oriental, mardi 20 octobre, le Cardinal Leonardo Sandri, Préfet de la Congrégation pour les Églises Orientales et Grand Chancelier de l'Institut, a regretté que les guerres se poursuivent en de nombreuses parties du monde, notamment au Moyen-Orient et dans le Caucase.

«Il y a différentes façons d'affronter les défis et les difficultés du point de vue humain», a déclaré le cardinal Sandri dans l'Aula Magna de l'Institut Pontifical Oriental, à l’issue d’un temps de prière célébré pour inaugurer l’année académique.

«Pour le chrétien, pour le croyant, plus encore pour celui qui étudie et fait de la théologie, il ne s'agit pas simplement de s'arrêter au passage du temps, à kronos, mais de saisir une opportunité dans chaque situation, c'est-à-dire d'être attentif au kairos de Dieu: ce que Dieu veut communiquer à son peuple dans chaque temps de l'histoire qu'Il lui donne de pouvoir vivre et traverser», a-t-il précisé. Le Préfet de la Congrégation pour les Églises Orientales a alors lancé «un appel à la paix et à la réconciliation, avec une mention spéciale pour cette région du Caucase où des peuples amis comme l'Arménie et l'Azerbaïdjan ont pris les armes pour relancer un conflit, non sans intérêt et soutien de différentes puissances».

Le centenaire du doctorat de Saint Éphrem le Syrien

Le cardinal Sandri a ensuite rappelé que cette année marque le centenaire de la proclamation de Saint Éphrem comme Docteur de l'Église universelle. Une décision qui avait émané à l’époque du Pape Benoît XV, avec l’encyclique Principi Apostolorum Petro du 5 octobre 1920, par laquelle le Souverain Pontife avait voulu donner «une consolation et indiquer un phare d'espoir» aux peuples d'Orient et aux églises qui, après la première guerre mondiale, avaient été témoins de la partition du Proche et du Moyen-Orient, dont on peut sentir les «conséquences encore aujourd'hui». «Bien que la pandémie ait interrompu ou du moins limité certains phénomènes de guerre, la guerre reste néanmoins une triste réalité et un triste drame dans de nombreuses régions du monde et en particulier en Orient qui nous est si cher», a souligné le prélat.

Les manifestations organisées par l'Institut Pontifical Oriental, en collaboration avec le Patriarcat d'Antioche des Syriens, ont été reportées au mois d'octobre 2021, a-t-il ajouté.

S’adressant enfin plus particulièrement aux étudiants, le cardinal Sandri a affirmé que les cours dispensés à l'Institut Pontifical Oriental, «dans toutes les composantes théologiques, patristiques, historiques, liturgiques propres à la faculté des sciences ecclésiastiques orientales», peuvent «aider les étudiants à redécouvrir les origines de leurs traditions actuelles» et les pousser à se demander «comment l'Esprit, qui a suscité ces exemples de sainteté dans leurs premières églises, peut encore souffler dans les esprits et les cœurs pour répéter aujourd'hui les merveilles de la première Pentecôte, le témoignage de la charité et la présence des chrétiens dans ces sociétés».

Vatican News Service - TC

22 octobre 2020, 09:13