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Idleb Idleb  (AFP or licensors)

Le cardinal Parolin exhorte à trouver une solution à la Syrie

L’effet désastreux des sanctions sur la population civile, l’indispensable retour des réfugiés, et le rôle essentiel des chrétiens dans la réconciliation nationale : ce sont les trois aspects défendus par la diplomatie du Saint-Siège concernant la Syrie et qui ont été rappelés à l’ONU par le cardinal Parolin.

Xavier Sartre – Cité du Vatican

«Chercher une solution politique viable pour mettre fin au conflit, dépasser les intérêts partisans et respecter les droits et les aspirations de la population syrienne» : ce sont les trois pistes que le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, a rappelées ce mardi à New York lors d’une réunion organisée à l’initiative de l’Union européenne en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Il a évoqué les efforts constants du Pape François pour promouvoir la paix, y compris la lettre qu’il a envoyée au président syrien Bachar al Assad, fin juillet.

Le cardinal Parolin a aussi souligné trois aspects essentiels aux yeux du Saint-Siège. Tout d’abord les sanctions internationales imposées à la Syrie. «Elles créent de lourds fardeaux pour la population civile», comme l’ont signalé à plusieurs reprises plusieurs organisations humanitaires opérant sur place.

Il y a ensuite la question du retour des réfugiés et de la réconciliation. Le secrétaire d’État a rappelé l’invitation du Saint-Siège à la communauté internationale à «soutenir et encourager leur retour sûr et volontaire» ainsi que celui des déplacés internes.

Enfin, le cardinal Parolin a évoqué la place des chrétiens et des minorités religieuses. «Leur présence doit être soutenue et encouragée comme une contribution à la cohésion sociale ainsi qu’au processus nécessaire de réconciliation».

Face à l’impasse dans laquelle se trouve le conflit, le secrétaire d’État a répété l’urgence d’ouvrir de nouvelles voies de dialogue et de trouver de nouvelles solutions avec toutes les parties concernées et dans un esprit de réalisme. «C’est une question de dignité et de civilité» a-t-il expliqué, parlant des jeunes privés d’éducation ou de travail à cause de la guerre et qui deviennent ainsi des proies pour la criminalité et la radicalisation.

 

25 septembre 2019, 13:18