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Mise au point du Saint-Siège sur le cas de Mgr Zanchetta

Le Bureau de presse du Saint-Siège confirme qu’aucune accusation pour abus sexuels n’avait été formulée à l’encontre du prélat argentin lorsqu’il a été nommé assesseur l’an dernier au sein de APSA.

Le directeur par intérim de la Salle de presse du Saint-Siège, Alessandro Gisotti, a été de nouveau interpellé par des journalistes après la publication de divers articles de presse proposant à leurs lecteurs «une reconstruction erronée» de l’affaire de Mgr Gustavo Oscar Zanchetta, nommé assesseur en décembre dernier par le Pape au sein de l’Administration du Patrimoine du Siège Apostolique (APSA).

Ce mardi 22 janvier, Alessandro Gisotti s’est dit prêt à répéter «avec fermeté» ce qu’il a déjà déclaré le 4 janvier dernier: Mgr Zanchetta n’a pas été démis de ses fonctions d’évêque d’Oràn, en Argentine. «C’est lui qui a remis sa démission», en raison de «sa difficulté à gérer les rapports avec le clergé diocésain et de ses liens très tendus avec les prêtres de son diocèse».

Autoritarisme

Au moment de sa démission, il était accusé de faire preuve d’«autoritarisme mais aucune accusations pour abus sexuels n’avaient été formulées», avait expliqué le directeur par intérim du Bureau de presse. Alors le problème soulevé était strictement lié à une incapacité de gouverner le clergé.

Après sa démission et une période passé en Espagne, au regard également de sa «capacité de gestion administrative», Mgr Zanchetta avait été nommé en décembre 2018 assesseur à l’APSA par le Pape, une fonction qui ne prévoit aucune prise de décision au sein du dicastère.

Cas encore «à l’étude»

C’est à ce moment-là que plusieurs articles ont fait émerger des accusations pour abus sexuels à l’encontre de l’évêque argentin. Informé, l'actuel évêque d’Oràn a rassemblé plusieurs témoignages qui devaient encore début janvier parvenir à la Congrégation pour les Évêques au Vatican.

Le 4 janvier dernier, le bureau de presse du Saint-Siège faisait savoir que, le cas échéant, les éléments récoltés seraient remis à la Commission spéciale pour les évêques.

Ce mardi, Alessandro Gisotti répète que l’affaire est toujours «à l’étude» et que des informations seront données «au terme de la procédure».

 

22 janvier 2019, 17:50