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Le cardinal Koch, ici concélébrant la messe avec le Pape François à Genève, le 21 juin 2018. Le cardinal Koch, ici concélébrant la messe avec le Pape François à Genève, le 21 juin 2018.  (AFP or licensors)

Le cardinal Koch explique le sens de la prière pour la paix à Bari

Dans un entretien à l’agence Sir, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des chrétiens, explique le sens de la prière pour la paix organisée ce samedi à Bari, au sud de l’Italie, en présence du Pape François et des patriarches des Églises orientales, catholiques comme orthodoxes.

«Notre prière est très importantes pour les chrétiens du Moyen-Orient. J’ai visité deux camps de réfugiés, en Jordanie et en Grèce, et ils m’ont toujours dit : ne nous oubliez pas, priez pour nous. La prière est un signe de proximité et de solidarité pour les victimes des guerres, pour tous ceux qui souffrent», explique le cardinal Koch dans cet entretien.

Il précise que la motivation de cette rencontre œcuménique est liée aux guerres qui frappent la région, mais aussi à l’émigration des chrétiens, qui inquiète beaucoup le Pape François. Les Patriarches orientaux sont reconnaissants pour les pays qui accueillent des réfugiés chrétiens, mais plutôt que d’inciter les chrétiens au départ, ils voudraient surtout que les pays occidentaux s’investissent mieux dans le soutien à la présence chrétienne sur place.

Le cardinal suisse, qui a récemment accompagné le Pape François à Genève pour sa rencontre avec le Conseil Œcuménique des Églises, revient également dans cet entretien sur «l’œcuménisme du sang», une expression souvent utilisée par le Saint-Père. «Cet œcuménisme du sang est pour moi une chose très importante. Dans l’Église antique on disait que le sang des martyrs aurait été une semence de nouveaux chrétiens. Aujourd’hui je suis convaincu que nous pouvons dire que le sang de ces si nombreux martyrs dans le monde sera semis de l’unité du Corps du Christ. Les chrétiens sont persécutés non pas parce qu’ils sont orthodoxes, luthériens, catholiques, pentecôtistes, mais parce qu’ils sont chrétiens», insiste le cardinal Koch.

Il invite à vivre cette démarche de prière comme une occasion d’obéissance à la volonté de Dieu : «Nous portons tous les défis, tous les problèmes, toutes les souffrances devant Dieu et nous le laissons Lui prendre l’initiative. Lui seul peut convertir les cœurs des dictateurs. Lui seul peut convertir la pensée des politiques.»

Il s’agit aussi de montrer au monde que «la sœur de la religion n’est jamais la violence mais toujours la paix. Ceci est un message très important dans ce monde où, malheureusement, nous assistons à un rapport entre la violence et la religion, surtout dans les formes d’extrémisme.» L’enjeu de cette rencontre est donc de livrer un témoignage commun qui puisse contrer cette dérive, précise le cardinal Koch.

02 juillet 2018, 12:37