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Le Pape François et le cardinal Tagle en janvier 2017. Le Pape François et le cardinal Tagle en janvier 2017. 

Cardinal Tagle: le Pape va créer des ponts d'espérance en Asie

«Une minorité qui évangélise. Le dynamisme missionnaire de l’Église dans le magistère du Pape François». C’est le titre de la conférence tenue par le cardinal Luis Antonio Tagle, lundi soir à l’université pontificale Grégorienne.

Le cardinal philippin a souligné qu’il est toujours surprenant de voir comment, dans l’expérience chrétienne, les minorités sont capables d’évangéliser les autres. Du reste, a-t-il observé, c’est le propre de l’être humain de partager les bonnes nouvelles, et ceci vaut encore plus "la" Bonne Nouvelle.

Le président de Caritas Internationalis a ainsi relevé que les plus belles expressions de joie, quand on rencontre Jésus, on les voit parmi les pauvres, les plus petits. C’est pourquoi le Pape François insiste tant sur le principe d’une «Église pauvre et pour les pauvres». L’Église, a précisé le cardinal Tagle, doit «faire un examen de conscience pastorale et missionnaire», et il a mis l’accent sur l’importance des rencontres entre les personnes, sur la culture de la rencontre. En s’arrêtant en particulier sur les migrants, l’archevêque de Manille a affirmé que les immigrés ne sont pas une menace, mais que pour le comprendre il est fondamental de les rencontrer personnellement.

En marge de cette conférence, Alessandro Gisotti, du service italien de Radio Vatican, a demandé au cardinal Tagle de revenir sur l’importance de la Première Journée mondiale des Pauvres, voulue par le Pape François, et sur son voyage imminent en Birmanie et au Bangladesh :

«On parle souvent des pauvres, mais entendus comme un concept. La Journée Mondiale des Pauvres a voulu porter les pauvres en dehors du concept abstrait de pauvreté, et les considérer comme des personnes vraies, parce que sont des personnes, et quand nous rencontrons les personnes vraies, nous ne leur donnons pas seulement ce dont elles ont besoin, et certes, nous le devrions, mais aussi nous recevons beaucoup d’elles. Ceci est le centre de la question. Cela fait partie de leur dignité humaine de les aider à comprendre qu’elles sont aussi des agents, des protagonistes actifs, non seulement de leur vie, mais des agents actifs dans le monde. Elles peuvent aussi le rendre meilleurs si elles reconnaissent leur potentiel et la présence de Dieu dans leurs vies.

Quelle est l’importance du voyage apostolique du Pape François au Bangladesh et en Birmanie, dans quelques jours, pour l’Asie et pour la mission d’évangélisation ?

Oui ! Nous sommes très contents que le Saint-Père visitera des pays comme la Birmanie, le Bangladesh, où les chrétiens représentent une minorité. En Asie, surtout dans ces deux pays, il y a une situation politique très précaire. La situation humanitaire l’est aussi. Donc nous espérons que même si l’Église est petite dans ces pays, la présence du Saint-Père puisse créer ce pont que l’Évangile représente. L’Évangile mène les gens à espérer ensemble dans l’amour. Donc nous espérons beaucoup que ceci puisse arriver.»

(CV)

 

22 novembre 2017, 16:29