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Le Pape reçoit les lettres de créances des nouveaux ambassadeurs près le Saint-Siège Le Pape reçoit les lettres de créances des nouveaux ambassadeurs près le Saint-Siège  (Vatican Media)

L'accès pour tous aux vaccins, une question de justice pour le Pape

Le Pape François a reçu ce vendredi matin les lettres de créances des nouveaux ambassadeurs près le Saint-Siège de Moldavie, du Kirghizstan, de Namibie, du Lesotho, du Luxembourg, du Tchad et de Guinée-Bissau. Dans son discours, le Saint-Père est revenu sur les effets de la pandémie de Covid-19 qui nous rappelle que nous sommes une communauté globale.

Vatican News

«Nous sommes une communauté globale où les problèmes d’une personne sont les problèmes de tout le monde» : le Pape a centré son discours de réception des lettres de créances de sept nouveaux ambassadeurs près le Saint-Siège sur la pandémie de Covid-19. Rappelant que l’année dernière, à la même date, l’arrivée des vaccins avait allumé une lueur d’espoir, le Saint-Père a souligné qu’il était important que «la communauté internationale intensifie ses efforts de coopération afin que toutes les personnes aient un accès rapide aux vaccins. Ce n’est pas une question de convenance ou de politesse, c’est une question de justice».

Le principal enseignement de ces derniers mois et cette chose «microscopique» «qui a changé pour toujours notre monde» «est que «nous sommes une seule famille humaine ; chacun d’entre nous est responsable de ses propres frères et sœurs, personne n’est exclu. C’est une vérité qui devrait nous pousser à affronter non seulement la crise sanitaire actuelle mais tous les problèmes qui affligent l’humanité et notre maison commune – pauvreté, émigration, terrorisme, changement climatique pour n’en citer que quelques-uns – de manière solidaire et non isolée», a-t-il expliqué.

Le Pape a aussi souligné que si cette pandémie a révélé ce qu’il y a de mieux dans l’humanité au niveau individuel du point de vue de la générosité, elle a aussi montré que les institutions et les gouvernements devaient faire plus pour «promouvoir une culture de la rencontre au service du bien commun de notre famille humaine».

Dans cette optique, les ambassadeurs, qui travaillent souvent «dans le silence et sans reconnaissance», ont un rôle à jouer car ils comprennent ce que le monde a besoin d’apprendre de la pandémie : «la nécessité de cultiver les relations et de faciliter la compréhension réciproque avec les personnes de diverses cultures et provenances afin de travailler ensemble pour construire un monde plus juste.» Et le principal instrument à leur disposition, c’est bien sûr «le dialogue».

 

17 décembre 2021, 11:20