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Le Pape François et le père Santo Borrelli, lors de l'audience générale du 1er septembre 2021, en salle Paul VI au Vatican. Le Pape François et le père Santo Borrelli, lors de l'audience générale du 1er septembre 2021, en salle Paul VI au Vatican.   (Vatican Media)

700 km à pied pour rencontrer François

Le curé de la petite église de San-Michele Arcangelo à Donnici en Calabre, dans le sud de l’Italie, a rencontré le Pape François lors de l’audience générale de mercredi 1er septembre. Une rencontre qui fut le fruit d’un long voyage : le père Santo Borrelli a marché 700 km pour arriver jusqu’au Vatican.

«Ce matin, une chose merveilleuse s’est produite, j’ai pu embrasser le Pape François et surtout capter son regard.» La joie du père Santo Borrelli est la récompense de ce long trajet entamé à pied pour aller rencontrer le Souverain Pontife.

Son voyage a commencé le 8 août dernier. Depuis le village de Donnici en Calabre, sous la chaleur écrasante de l’été italien, le père Santo Borrelli a marché 700 km. «J’ai voulu faire l’expérience de la fatigue et de l’inconfort pour les partager. Car si on ne les partage pas, on ne peut pas les comprendre», a-t-il expliqué à la rédaction italienne de Vatican News, «Dans la force de la faiblesse, nous pouvons saisir la beauté de la vie et restaurer l’espoir».

Le père Santo Borrelli est un adepte de la marche à pied, et il n’en est pas à son coup d’essai. «C'est un chemin de pénitence», estime-t-il, un chemin pavé de rencontres. Sa plus belle, confie-t-il, fut lors de son arrivée en salle Paul VI au Vatican : Martina, une femme qui s’est retrouvée en fauteuil roulant après avoir donné naissance à son enfant. «Tout le monde en chemin m'a dit qu'il fallait du courage pour parcourir autant de kilomètres. Et j'ai toujours répondu qu'il faut du courage pour vivre, pour surmonter la colère, les questions. C'est pourquoi je pense que le marcheur est celui qui essaie d'apprendre à vivre et qui participe à la souffrance et la transforme, passant de la souffrance à l'offrande». 

Le prêtre de Calabre en est convaincu : «Nous, les prêtres, sommes peut-être trop formels, trop rigides et trop conditionnés par beaucoup de choses». Son cheminement représente donc pour lui l’occasion de remettre l’Évangile au centre.

02 septembre 2021, 10:22