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"L'arche de Darwin", aux Galapagos, partiellement effondrée en raison de l'érosion, le 17 mai 2021. "L'arche de Darwin", aux Galapagos, partiellement effondrée en raison de l'érosion, le 17 mai 2021. 

Le soin de l’environnement, une urgence pour les États insulaires

Alors que l'Église marque la semaine Laudato Si', le Dicastère pour le Service du Développement humain intégral et le Centre anglican de Rome ont organisé vendredi une initiative œcuménique conjointe sur le thème "Construire la fraternité, défendre la justice. Défis et opportunités pour les peuples insulaires".

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Cette réunion en visioconférence avait pour objectif d’explorer les préoccupations relatives à la situation des droits de l'homme et des droits des peuples dans le contexte spécifique des États insulaires, y compris les défis sociaux et environnementaux, à la lumière des lettres encycliques Laudato si' et Fratelli tutti du pape François.

L'événement visait également à donner de la visibilité et à exprimer la solidarité avec les populations concernées, ainsi qu'à construire des réseaux de solidarité en vue d'une action commune. Parmi les thèmes examinés figurent les droits des peuples autochtones, le droit à l'autodétermination et la souveraineté des peuples sur leurs ressources naturelles.

Cette initiative impliquait les peuples insulaires des océans Atlantique, Indien et Pacifique, et impliquait les acteurs locaux, tels que les autorités gouvernementales et les organisations de la société civile, selon une approche œcuménique et interreligieuse, avec la participation de jeunes des régions concernées.

Une initiative œcuménique importante

Dans une lettre adressée au préfet du dicastère, le cardinal Peter Turkson, le Pape François décrit cette conférence comme une «importante initiative œcuménique, impliquant un dialogue mutuel né de la sagesse et de l'expérience de diverses traditions chrétiennes».

Il a également déclaré que l'événement offrait «une occasion pour les croyants, les responsables gouvernementaux et les membres de la société civile au sens large, en particulier les jeunes, d'aborder les défis particuliers auxquels sont confrontés les peuples insulaires.»

Parmi ces défis, le Pape a mentionné «la violence, le terrorisme, la pauvreté, la faim et les nombreuses formes d'injustice et d'inégalité sociales et économiques qui, de nos jours, portent préjudice à tous, mais en particulier aux femmes et aux enfants.» Il s'inquiète également du fait que de nombreux peuples insulaires sont exposés à «des changements environnementaux et climatiques extrêmes, dont certains résultent d'une exploitation effrénée des ressources naturelles et humaines.»

Le Pape François ajoute que «par conséquent, ils connaissent non seulement une détérioration environnementale, mais aussi une détérioration humaine et sociale qui met de plus en plus en danger la vie des habitants de ces territoires insulaires et maritimes.» Il exprime l'espoir que la conférence «contribuera à l'élaboration de politiques internationales et régionales concrètes visant à relever plus efficacement ces défis et à renforcer la conscience de la responsabilité de chacun de prendre soin de notre maison commune.»

La pandémie met à nu nos fragilités

Portant son attention sur l'impact de la pandémie de coronavirus, le Pape a noté qu'au cours de ces mois, les gens sont devenus plus conscients de leur propre fragilité et par conséquent «de la nécessité d'une écologie intégrale qui peut soutenir non seulement les écosystèmes physiques mais aussi les écosystèmes humains.»

Le Pape François souligne qu'une «attitude de solidarité et de respect» était nécessaire pour «résoudre les problèmes environnementaux et sociaux qui affectent ceux qui vivent dans les zones insulaires et maritimes.» En conclusion, François exprime l'espoir que le travail accompli au cours de cette rencontre soit «un signe du rôle important que les peuples insulaires peuvent jouer pour favoriser la croissance d'un monde plus humain et inclusif».

Parmi les participants à la conférence figurent le président de la République des Seychelles, Wavel Ramkalawan. Un message de l'archevêque de Canterbury, Justin Welby, a également été transmis aux participants.

21 mai 2021, 16:35