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Le Pape et une petite fille porteuse de trisomie 21, le 12 juin 2016. Le Pape et une petite fille porteuse de trisomie 21, le 12 juin 2016.  (Vatican Media)

Trisomie 21: pour le Pape, chaque enfant est un don de Dieu

À l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21, le Pape souligne combien chaque naissance est un don de Dieu et combien chaque enfant a besoin d’être accueilli, aimé et protégé.

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À l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21, le Pape rappelle dans un tweet que «chaque enfant qui s’annonce dans le sein d’une femme est un don qui change l’histoire d’une famille: d’un père et d’une mère, des grands-parents et des frères et sœurs». Il souligne combien «cet enfant a besoin d’être accueilli, aimé et protégé. Toujours!»

Cette journée mondiale instituée par une résolution des Nations unies, vise à mieux faire connaître le syndrome de Down. Le choix du 21 mars n'est pas un hasard: en effet, le chiffre 21 rappelle la présence d'un chromosome supplémentaire, caractéristique de ce syndrome appelé aussi trisomie 21.  Le thème choisi cette année est le verbe «Connecter», afin de créer un réseau qui permettent de consolider la communauté mondiale des personnes atteintes du syndrome de Down par des moyens innovants afin de continuer à soutenir l'égalité des droits et des chances.

Pour une société plus inclusive

On estime qu’en France, entre 60 000 et 70 000 personnes sont porteuses de trisomie 21, certaines sont isolées, d’autres très bien intégrées à la société. Pour l’Église, l’insertion dans la vie professionnelle est un droit qui devrait être garanti, en dépassant les éventuels préjugés qui frappent les personnes différentes.

Dans son message à l'occasion de la Journée internationale des personnes handicapées en décembre dernier, le Pape rappelait que l'inclusion des personnes handicapées dans le monde du travail, à l'école, et dans toutes les sphères de la société civile, doit rester l'un des piliers sur lesquels construire une société plus inclusive. Une société qui doit être meilleure et non pire après la crise.

Soulignons que si en 50 ans, l’espérance de vie des personnes porteuse de trisomie 21 a triplé pour atteindre aujourd'hui 60 à 65 ans, la pandémie de Covid-19 les toucherait de manière précoce, dès l’âge moyen de 40 ans lorsqu'elles souffrent d'obésité, de diabète ou d’Alzheimer.

Contre la culture de la mise au rebut

Plusieurs fois, le Pape a condamné la culture de la mise au rebut qui rejette les êtres humains les plus faibles et les plus fragiles. «Certaines parties de l'humanité semblent sacrifiables au profit d'une sélection qui privilégie un secteur humain digne de vivre sans limites. En effet, les personnes ne sont plus ressenties comme une valeur première à respecter et à protéger, surtout si elles sont pauvres ou handicapées» affirmait François.

Une culture du rejet qui commence avant même la naissance. Au Royaume-Uni, 90% des personnes sachant que leur enfant à naître est porteur d’un chromosome 21 supplémentaire décident de recourir à l’avortement, selon des chiffres publiés en 2016 par la BBC. Ce chiffre s’élèverait à 98% en Islande.

Le Pape a toujours fait preuve d'une grande attention envers les plus fragiles. «Si nous regardons les photos des audiences générales, des visites aux paroisses, des voyages, elles sont pleines de rencontres du Pape François avec des personnes atteintes du syndrome de Down, et ce n’est pas le fruit du hasard», explique Vittorio Scelzo, official du dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie. Il souligne la joie qui traverse le visage du Pape et des personnes porteuses de trisomie 21. «C'est comme s'il s'agissait d'un magistère très particulier, fait avant tout de gestes, de sourires et d'embrassades». Pour l’official, cette attention du Pape invite à un engagement pastoral renouvelé, vers une inclusion toujours plus grande des personnes handicapées. Les équipes du dicastère ont d’ailleurs commencé une réflexion sur la façon d'accompagner la pastorale des personnes handicapées et en particulier celles atteintes du syndrome de Down, en commençant à prendre des contacts avec les Conférences épiscopales, les associations et avec tous ceux qui sont engagés dans ce domaine.


Une source de joie pour les paroisses

L'Église a toujours été proche des personnes handicapées et, historiquement, elle l'a fait en s'engageant, avant tout, à prendre soin d'elles, explique Vittorio Scelzo. Depuis le siècle dernier, une attention particulière a également été accordée à la catéchèse, à l'accès aux sacrements, d'abord en France, puis dans de nombreux autres contextes, où des parcours spécifiques d'initiation chrétienne ont été créés. «Dans l'un des récents messages pour la Journée des personnes handicapées, le Pape a écrit que leur participation active à la catéchèse constitue une grande richesse pour la vie de toutes les paroisses» rapporte l’official qui rappelle, deux jours seulement après le début de l'année de la Famille Amoris Laetitia, qu’il est écrit dans cette exhortation que les personnes handicapées sont «un cadeau et une opportunité pour la famille de grandir dans l'entraide et l'unité». Par leur présence et leur contribution, ces personnes sont «une source de joie et d’unité» au sein des familles mais aussi des paroisses.

21 mars 2021, 17:13