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Le Pape François lors de la messe à Sainte-Marthe le 25 mars 2021 Le Pape François lors de la messe à Sainte-Marthe le 25 mars 2021  (ANSA)

Il y a un an, la première messe en direct de Sainte-Marthe

Le 9 mars 2020, au plus fort de la pandémie, les médias du Vatican ont diffusé, à la demande du Pape, la première messe du matin à Sainte-Marthe. Pendant plus de deux mois, avec la suspension des célébrations par peur de la contagion, François a exprimé sa proximité. Cette messe est devenu un rendez-vous important pour les fidèles du monde entier, même en Chine.

Benedetta Capelli - Cité du Vatican

On dit d'un événement qui change soudainement la vie d'une personne que c'est «comme un éclair dans un ciel clair». La foudre apporte aussi de la lumière et dans cette lueur on peut alors entrevoir un horizon d'espoir. Il y a la pandémie qui étouffe, immobilise l'existence, oblige à modifier son équilibre au travail, à la maison et prive aussi de la nourriture de l'Eucharistie. La suspension des messes en public vient de la nécessité d'endiguer les contagions. En Italie, les chiffres sont impressionnants, près d'un millier de personnes meurent chaque jour. La lumière brille sur le dévouement des médecins, des infirmières, des éboueurs, des commis de supermarché et ternit la vie des plus fragiles, des personnes âgées «mémoires»et «racines profondes» pour l'avenir, comme le Pape aime à les appeler.

La proximité du Pape

C'est dans cette confusion que tout le monde se sent, dans la solitude que tant de gens éprouvent, dans la peur de tomber malade que François choisit de devenir un voisin. Il offre sa proximité de père en permettant à n'importe qui de participer, à partir du 9 mars 2020, à la messe de 7 heures du matin qu'il célèbre chaque jour dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Cet événement, jusqu'alors relaté de manière synthétique par les chroniques des médias du Vatican et réservé à de petits groupes, devient accessible à tous. Le Pape a célébré l'Eucharistie en direct à la télévision, montrant immédiatement le sens de ce choix: «ces jours-ci, j'offrirai la messe pour les malades de cette épidémie de coronavirus, pour les médecins, les infirmières, les bénévoles qui aident tant, les membres de la famille, les personnes âgées qui sont dans des maisons de retraite, les prisonniers qui sont enfermés. Prions ensemble cette semaine, cette forte prière au Seigneur: "Sauve-moi, Seigneur, et fais-moi miséricorde. Mon pied est sur le bon chemin. Dans l'assemblée, je bénirai le Seigneur"».

L'Église avec le peuple

C'est «une prière forte» dit François, qui s'élève de sa Maison pour devenir le souffle du monde. Une seule voix qui unit, qui renforce la communauté, qui aide à ne pas s'abandonner au désespoir. Chaque jour, le Pape a une pensée pour ceux qui sont en difficulté: les femmes enceintes, les enfants éloignés de l'école et qui n'ont même pas salué les enseignants et les camarades de classe, les artistes dotés d'une «très grande créativité» qui «par le chemin de la beauté - avait-il dit le 27 avril 2020 - nous montrent la voie à suivre».

Le fait de prendre le troupeau perdu par la main a un écho incroyable, même en Chine où les fidèles suivent quotidiennement les messes du Pape. Le 18 mai, après plus de deux mois et avec la possibilité de reprendre les célébrations en présence, François interrompt cette nouvelle habitude car, comme il l'avait dit le 17 avril, «l'idéal de l'Église est toujours avec le peuple et avec les Sacrements. Toujours».

09 mars 2021, 13:24