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Huit années de voyages apostoliques sur les cinq continents

Depuis son élection sur le siège pétrinien le 13 mars 2013, le Pape François a effectué pas moins de 33 voyages apostoliques, des États-Unis à la Centrafrique, en passant par le Pérou, le Sri Lanka, l’Irlande ou encore le Mozambique. Des voyages qui l'ont mené à la découverte de traditions culturelles et religieuses qui témoignent de la richesse de l'Église universelle, que ce soit «aux périphéries» comme dans des contrées plus riches et sécularisées.

Olivier Bonnel - Cité du Vatican

Il y a tout juste huit ans, le 13 mars 2013, le cardinal Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos Aires était élu Pape à l’issue du conclave, devenant le 266e successeur de l'apôtre Pierre. Depuis la façade de la basilique Saint-Pierre, le monde découvre cet «évêque du bout du monde» qui prend le nom de François. Le souverain pontife argentin a fait des «périphéries existentielles» l'un des axes de son pontificat.

Outre le magistère pétrinien, la richesse d'un pontificat peut se lire également à travers les voyages apostoliques. Depuis les JMJ de Rio de Janeiro en juillet 2013, qui furent l'occasion du premier voyage apostolique de son pontificat, le Pape François a effectué pas moins de 33 voyages à l’étranger, dont le dernier en date il y a quelques jours en Irak. Longtemps préparé en amont, chaque voyage apostolique a son slogan, mettant souvent en relief la démarche d'un pasteur qui vient raviver la foi des fidèles ou prêcher la réconciliation dans des terres meurtries. Des États-Unis à la Centrafrique, en passant par le Pérou, le Sri Lanka, l’Irlande ou encore le Mozambique, François a foulé le sol de presque tous les continents, partant à la rencontre d’Églises et de traditions culturelles radicalement différentes, pour y faire résonner la voix de l’Evangile, y rencontrer les peuples et apporter bien souvent un message d'encouragement et de paix . 

Des puissants de ce monde aux plus petits

Comme ses prédécesseurs, François, lors de ces voyages a rencontré les plus hautes autorités politiques, en raison du caractère de visite d'État de ces déplacements. Une occasion pour lui de s'exprimer dans les lieux les plus symoboliques du pouvoir comme devant le Parlement européen lors de sa visite à Strasbourg en novembre 2014, où il s'inquiète notamment «d’une impression générale de fatigue et de vieillissement, d’une Europe grand-mère et non plus féconde et vivante», ou encore quelques mois plus tard devant le Congrès américain où il vante l'héritage des pères fondateurs des États-Unis. Le Pape s'exprimera aussi à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU à New York pour y lancer notamment un plaidoyer en faveur de la protection de la Création, quatre mois après la publication de son encylique Laudato Si'.

Mais c'est bien aussi aux plus vulnérables que François s'adresse, les plus petits de l'Évangile, souvent invisibles et pourtant au coeur de son souci pastoral. Les exemples de cette proximité sont nombreux. En Amazonie, en janvier 2018, il rencontre par exemple les communautés indigènes, dont le cadre de vie est menacé, et il annonce le synode spécial qui se déroulera un an et demi plus tard à Rome; au Mozambique en septembre 2019, il visite un hôpital de la banlieue de la capitale Maputo qui prend en charge des malades du Sida. Une autre image marquante de ses voyages sera aussi sa visite dans le camp de réfugiés de Lesbos en Grèce, au printemps 2016. Dans un geste inédit, François fait embarquer à bord de son avion papal 12 migrants syriens.

À la découverte d'une Église aux visages multiples

Pour le Pape argentin, arpenter le monde est aussi l'occasion de découvrir des réalités ecclésiales nouvelles, sur des continents qui découvrent à leur tour l'êvêque de Rome. C'est le cas notamment lors de des déplacements en Asie, au Sri Lanka ou en Thaïlande où les catholiques sont de petites minorités. «Ce voyage nous a donné du courage et nous a fait découvrir les catholiques des pays voisins, comme le Cambodge ou le Vietnam», témoigne Tanya, une jeune Thaïlandaise née dans une famille bouddhiste et convertie au catholicisme, et qui se souvient encore avec émotion de la venue du Saint-Père à Bangkok en novembre 2019. 

À son retour d'Irak, premier voyage apostolique après près de quinze mois sans voyager en raison de la pandémie, l'évêque de Rome devrait de nouveau prendre son bâton de pèlerin pour de nouvelles visites, comme il l'a lui même annoncé. Il a notamment confirmé qu'il prévoit se rendre en Hongrie au mois de septembre à l'occasion de la clôture du Congrès eucharistique international de Budapest, et peut-être aussi au Liban, pays marqué par une profonde crise politique et sociale.

Gros plan sur trois visites marquantes et les fruits qu’elles ont laissés, en Corée du Sud, au Maroc et à Madagascar.

Les fruits des voyages du Pape François

 

13 mars 2021, 08:45