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Le Pape François en compagnie des membres du collège pontifical philippin. Le Pape François en compagnie des membres du collège pontifical philippin.  (Vatican Media)

Le Pape François reçoit les membres du collège pontifical philippin

A l’occasion du soixantième anniversaire de cette institution, inaugurée par Saint Jean XXIII et du cinq-centième anniversaire de l’évangélisation des Philippines, le Pape a invité ses membres à être des instruments « de sanctification » même en étant loin de leur terre natale.

Olivier Bonnel - Cité du Vatican

Quelques jours après avoir célébré une messe dans la basilique Saint-Pierre à l’occasion du 500 ème anniversaire du début de l’évangélisation des Philippines, le Pape François a reçu en audience ce lundi les membres du collège pontifical philippin à Rome, que le Pape Saint Jean XXIII inaugura il y a soixante ans, le 7 octobre 1961.

«Ensemble, nous remercions le Seigneur pour ces soixante années de formation sacerdotale, qui ont donné à tant de séminaristes et de prêtres l'occasion de grandir en tant que prêtres selon le cœur du Christ pour le service du peuple de Dieu aux Philippines» a souligné François.

Fort de ces anniversaires, le Pape a souhaité livrer des pistes de réflexion «afin que nous saisissions l'occasion de dire nos remerciements, d’accomplir de bonnes œuvres et de regarder l'avenir avec espoir»

Feuilleter "l'album de famille"

En regardant le passé, a poursuivi le Souverain Pontife, «c'est marcher dans la mémoire, en retraçant les pas de ceux qui nous ont précédés, c'est revenir aux origines de sa foi avec des sentiments de gratitude et d'émerveillement pour ce qui nous a été donné». Cette plongée dans l’histoire de l’Église des Philippines «nous donne l'occasion de feuilleter "l'album de famille" et de nous rappeler d'où nous venons», a-t-il souligné.


Le Pape a ainsi insisté sur cette chaîne de témoignages qui ont fait jusqu’ici la vitalité de l’histoire de l’Église locale: «en regardant en arrière, nous nous souvenons de ceux qui nous ont fait tomber amoureux de Jésus - un curé, une religieuse, nos grands-parents ou nos parents - et à qui nous devons le plus grand des cadeaux».

Convoquer cette riche histoire est d’ailleurs un soutien précieux lorsque viennent les épreuves, a expliqué François, «non pas pour vous évader dans un passé "idéal", mais pour retrouver l'élan et l'émotion du "premier amour"».

Cultiver un regard prophétique

«Si le passé offre l'occasion de prendre conscience de la solidité de notre foi et de notre vocation, l'avenir élargit nos horizons et est une école d'espérance» a encore expliqué le Saint-Père, invitant ses hôtes à regarder l’avenir avec les yeux de la foi.

Cet avenir n’est en aucun cas une «fuite en avant», a-t-il noté, une course vers des lendemains « en perpétuelle condition d'"apnée", en se limitant à supporter le présent et à attendre qu'il passe».

Dans un sens positif, l’avenir signifie plutôt «un regard prophétique, la capacité du disciple qui, fidèle au Maître, partant de ce qui est devant lui, sait voir ce qui n'existe pas encore et travaille selon sa propre vocation à le réaliser, comme un instrument docile entre les mains de Dieu».

S’adressant à ces prêtres philippins en formation, François a enfin rappelé qu’aujourd’hui «l’heure était au concret» du présent.

Mieux vivre le présent

«On ne vous demande pas de regretter les paroisses d'où vous venez, ni d'imaginer les postes "prestigieux" que l'évêque voudra certainement vous confier à votre retour, a expliqué le Pape, mais plutôt d'aimer cette communauté concrète, de servir les frères et sœurs que Dieu a placés à vos côtés».

François a ainsi son conclu son discours en invitant à «connaître le passé, se projeter dans l'avenir pour mieux vivre le présent, un temps opportun pour la formation et la sanctification», accueillir les occasions que le Seigneur donne de le suivre «même lorsque vous êtes loin de vos bien-aimées Philippines».

22 mars 2021, 10:24