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Le cardinal Kurt Koch présidant ce 25 janvier, au nom du Pape François, les vêpres conclusives de la Semaine de Prière pour l'Unité des Chrétiens. Le cardinal Kurt Koch présidant ce 25 janvier, au nom du Pape François, les vêpres conclusives de la Semaine de Prière pour l'Unité des Chrétiens.  (Vatican Media)

L’Unité des chrétiens est liée à une dynamique d’amour et de service

En l’absence du Pape François, qui actuellement ne participe plus aux liturgies en raison de sa sciatique, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens, a présidé ce lundi soir les vêpres conclusives de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens en la basilique Saint-Paul hors les Murs.

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Comme chaque année, les vêpres conclusives de la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens se sont tenues en présence de représentants des différentes confessions chrétiennes présentes à Rome, qui ont lu des intentions de prière. L’assistance était limitée à une centaine de personnes en raison de la pandémie de coronavirus, mais cela n’a pas empêché le déploiement d’une liturgie empreinte de solennité.

Le cardinal suisse Kurt Koch a lu l’homélie préparée par le Saint-Père, et basée sur cette parole du Christ dans le 15e chapitre de l’Évangile selon saint Jean: «Demeurez dans mon amour».  «Le Seigneur reste fidèle dans l’amour et ne fait jamais défaut, malgré nos péchés et nos divisions», insiste le Pape dans cette homélie articulée autour de l’image de la vigne et des sarments, en invitant chacun à se situer dans trois cercles de liens spirituels.

«Le premier cercle, le plus intérieur, est le fait de demeurer en Jésus. Dans la réalité d’aujourd’hui, rapide et complexe, il est facile de perdre le fil, tirés de mille côtés. Beaucoup se sentent divisés à l’intérieur, incapables de trouver un point ferme, une situation stable dans les circonstances changeantes de la vie» reconnaît François, tout en soulignant que «nous avons besoin de la prière comme de l’eau pour vivre. En mettant dans le cœur du Seigneur tout ce qui peuple notre cœur, nous faisons l’expérience de son amour.» «Jésus nous indique le secret de la stabilité dans le fait de demeurer en lui.»

Surmonter les égarement et les replis

«Le deuxième cercle est celui de l’unité avec les chrétiens. Nous sommes des sarments de la même vigne, nous sommes des vases communicants : le bien et le mal que chacun accomplit se reverse sur les autres», a expliqué l’évêque de Rome. Le fait de prier doit donc ouvrir un cercle vertueux. «La prière ne peut que conduire à l’amour, autrement elle est un ritualisme superficiel. En effet, il n’est pas possible de rencontrer Jésus sans son Corps, composé de nombreux membres, autant qu’il y a de baptisés. Si notre adoration est authentique, nous grandirons dans l’amour pour tous ceux qui suivent Jésus, indépendamment de la communion chrétienne à laquelle ils appartiennent, parce que, même s’ils ne sont pas “des nôtres”, ils sont siens.»

Face aux ressentiments et aux blessures du passé, il faut accepter de se laisser émonder, tailler, pour être ensuite apte à porter du fruit. «Tout comme la vigne, pour aimer nous avons besoin d’être dépouillés de ce qui nous égare et nous fait nous replier sur nous-mêmes, nous empêchant de porter du fruit. Dans cette homélie lue par le cardinal Koch, le Pape demande au Seigneur «d’enlever de nous les préjugés sur les autres et les attachements mondains qui empêchent la pleine unité avec tous ses enfants».

Se mettre ensemble au service des plus pauvres

«Enfin, le troisième cercle de l’unité, le plus vaste, est l’humanité entière», détaille François. «L’Esprit souffle où il veut et partout il veut ramener à l’unité», martèle le Pape. «Il nous conduit à aimer non seulement celui qui nous aime et pense comme nous, mais tous, comme Jésus nous l’a enseigné. Il nous rend capables de pardonner aux ennemis et de pardonner les torts subis. Il nous pousse à être actifs et créatifs dans l’amour. Il nous rappelle que le prochain n’est pas seulement celui qui partage nos valeurs et nos idées, mais que nous sommes appelés à nous faire proches de tous, bons Samaritains d’une humanité vulnérable, pauvre et souffrante – aujourd’hui tellement souffrante –, qui gît par les routes du monde et que Dieu désire relever avec compassion.»

François appelle une nouvelle fois invité à vivre «le caractère concret de l’amour envers tous les frères et sœurs avec lesquels nous partageons la même humanité», notamment les plus pauvres. «En les servant ensemble, nous nous redécouvrirons frères et nous grandirons dans l’unité», insiste l’évêque de Rome.

«Chers frères et sœurs, demeurons unis dans le Christ: que l’Esprit Saint, répandu dans nos cœurs, fasse que nous nous sentions enfants du Père, frères et sœurs entre nous, frères et sœurs dans l’unique famille humaine. Que la Très Sainte Trinité, communion d’amour, nous fasse grandir dans l’unité», conclut le Pape en saluant les représentants des Églises chrétiennes et communautés ecclésiales.

25 janvier 2021, 18:15