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Après une ultime opération de 18 heures, les deux jumelles siamoises ont été séparées avec succès.  Après une ultime opération de 18 heures, les deux jumelles siamoises ont été séparées avec succès.   (ANSA)

Le Pape baptise des jumelles siamoises

Hermine Nzotto, mère des petites filles qui ont été opérées en juin par des spécialistes de l’hôpital pédiatrique du Bambino Gesù, exprime dans une lettre sa gratitude au Pape François, qui a baptisé ses filles il y a quelques jours. Si demain «elles peuvent être parmi les enfants les plus chanceux de la terre, c'est par la porte sainte ouverte à Bangui en 2015, une route que peuvent traverser ceux qui sont dans le besoin, comme je l’ai été», écrit-elle.

Alessandro De Carolis - Cité du Vatican

Les deux petites filles, originaires de Bangui, jumelles siamoises reliées par le crâne et des vaisseaux sanguins ont été opérées avec succès à l’hôpital pédiatrique du Saint-Siège début juin. Ervina et Prefina ont reçu le sacrement du baptême des mains du Pape François au cours d’une petite célébration privée dans la chapelle de la Maison sainte Marthe, il y a quelques jours, recevant les noms de Maria et Francesca.

 

Le pont des pauvres

Dans la lettre qu’elle écrit a Pape, Hermine Nzotto raconte sa vie de «villageoise de la forêt», née dans un village à 100 km de Bangui, la ville où en 2015 le Pape donne le coup d'envoi du Jubilé de la Miséricorde en ouvrant la porte sainte de la cathédrale. Une porte qui, pour la mère des deux filles, est bien plus que cela. «Baptiser mes miraculeuses petites filles me confirme que Dieu est vraiment proche des derniers», écrit-elle. «Si demain mes filles pourront être parmi les enfants les plus chanceux de la terre, c'est-à-dire aller à l'école et apprendre ce que j'ignore et que j'aspire maintenant à savoir, afin que demain je puisse moi aussi lire les versets de la Bible à mes filles, alors ce n'est pas une porte sainte que vous avez ouverte à Bangui en 2015 et qui s’est refermée un an plus tard, mais vous avez construit un pont pour l'éternité que les pauvres peuvent traverser, comme je l'ai fait, ainsi que les personnes de bonne volonté comme l'équipe de médecins qui ont séparé mes inséparables séparées».

«Vous savez ce dont le monde a besoin»

Dans cette lettre d’une page et demie, Hermitte Nzotto remercie à plusieurs reprises les médecins du Bambino Gesù, Mariella Enoc, présidente de l’hôpital pédiatrique, ainsi que le professeur Carlo Efisio Marras, chef du service de neurochirurgie, dont l'équipe a «miraculeusement séparé et ressuscité» ses bébés.

«La prière, conclut-elle, est ce qui peut unir les peuples de la terre ; je prierai la Vierge Marie pour vous, mais je n'ai pas besoin de lui demander la même chose, car ceux qui, comme Votre Sainteté, ont défié (…) la rébellion de 2015 en Centrafrique savent demander à Marie ce dont le monde a besoin».

10 août 2020, 20:11