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Le Pape lors de l'Angélus, le 10 novembre 2019 Le Pape lors de l'Angélus, le 10 novembre 2019  (Vatican Media)

Angélus: la foi en la Résurrection, au cœur de la catéchèse du Pape

Ce dimanche 10 novembre, le Pape a commenté l'Évangile de Luc, «Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 27.34-38), lors duquel Jésus explique qu'il existe une autre dimension que la vie terrestre ; une dimension dans laquelle nous sommes les enfants de Dieu. Le Pape François a invité les fidèles à «préparer par des choix évangéliques» dès aujourd’hui, la vie éternelle qui est «notre destin».

Marie Duhamel – Cité du Vatican

L’Évangile du jour offre, nous dit François, un «merveilleux» enseignement de Jésus sur la résurrection des morts, ce qui «tombe bien» en ce mois de novembre spécialement dédié aux défunts.

Dans ce récit évangélique, Jésus est interpellé par des Sadducéens, qui ne croient pas en la résurrection et lui demandent de qui sera l'épouse au moment de la résurrection, une femme qui a eu, suivant la loi de Moïse, sept maris successifs, tous frères, et morts les uns après les autres. «Une question pernicieuse» explique François, mais Jésus «ne tombe pas dans le piège». Il leur répond alors que dans l'au-delà, les ressuscités “ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir: ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu”.

Avec cette réponse, explique le Pape, Jésus invite à penser que «cette dimension terrestre dans laquelle nous vivons n'est pas l’unique dimension», il en existe une autre «qui n'est plus soumise à la mort, et où il sera pleinement manifesté que nous sommes enfants de Dieu».

Une vie après la mort, une consolation

Cette parole «simple et claire» de Jésus sur la vie au-delà de la mort est pour François «une grande consolation et une grande espérance». Il estime qu’à notre époque «si riche en connaissance sur l'univers mais si pauvre en sagesse sur la vie éternelle», nous en avons particulièrement besoin.

Le Pape explique que cette «certitude claire de Jésus» sur la Résurrection est entièrement basée sur «la fidélité de Dieu, qui est le Dieu de la vie». Car derrière la question pragmatique des Sadducéens se cache une question «plus profonde» à qui sera la vie de cette femme, épouse de sept hommes. «C'est un doute qui touche l'homme en tout temps, et nous aussi: après ce pèlerinage terrestre, qu’en sera-t-il de notre vie ? Appartiendra-t-elle au néant, à la mort?»

Un nouveau genre de vie, fraternelle

À cette question, Jésus répond aussi: la vie appartient à Dieu, qui nous aime, qui ‘n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui’ dit l’Évangile de Luc.

«Voilà la sagesse qu'aucune science ne pourra jamais donner !» s’exclame François, car se révèle le mystère de la Résurrection, se révèle le mystère de la vie: «la vie existe là où il y a lien, communion, fraternité; et c'est une vie plus forte que la mort quand elle est construite sur de vraies relations et des liens de fidélité». Au contraire, met en garde le Pape, «il n'y a pas de vie là où l'on a la prétention de n'appartenir qu'à soi-même», alors la mort prévaut.

Le Pape va jusqu’au bout de sa pensée, en affirmant que la résurrection n'est pas seulement le fait de ressusciter après la mort, «c'est un nouveau mode de vie que nous pouvons déjà expérimenter aujourd’hui». Le Pape appelle ainsi les fidèles à préparer sur terre et dès aujourd’hui «par des choix évangéliques», la vie éternelle qui est «notre destin, l'horizon de la plénitude définitive de notre histoire».
Il demande l’intercession de la Vierge Marie afin qu’elle aide chacun «à vivre chaque jour dans la perspective de ce que nous disons dans la dernière partie du Credo: ‘J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir’».

10 novembre 2019, 12:15