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Le Pape François, lors de la rencontre avec le diocèse de Rome, le 9 mai 2019, en la cathédrale Saint-Jean-de-Latran. Le Pape François, lors de la rencontre avec le diocèse de Rome, le 9 mai 2019, en la cathédrale Saint-Jean-de-Latran.   (Vatican Media)

Le Pape François invite son diocèse à entendre le cri du peuple

Dans la basilique Saint-Jean-de-Latran jeudi 9 mai, le pape François a encouragé le diocèse de Rome à suivre le Saint-Esprit, qui n'aime pas l'équilibre, l'ordre et la référence.

Devant les prêtres et le personnel de son diocèse, le Pape François a choisi des mots forts, appelant chacun à «se regarder à l’intérieur». Il ne s’agit pas de mettre en ordre ou de réparer, a expliqué l'évêque de Rome, il faut aller plus loin et ne pas avoir peur du déséquilibre, «L’Évangile est une doctrine déséquilibrée. Prenez les Béatitudes, elles méritent le prix Nobel du déséquilibre

Une nouvelle fois, le Pape François a fustigé le cléricalisme, et a fait part de sa peur d’avoir un diocèse qui a plus d’employés que le Vatican et qui s’éloigne de plus en plus de Dieu. «Nous organisons des réunions, beaucoup de choses, des synodes, mais pour qu'il y ait un synode, nous avons besoin du Saint-Esprit», a dit François.

Écoutez le cri du peuple 

Souvent, nous n’écoutons pas les gens, a poursuivi le Souverain Pontife, «car nous avons cessé d'écouter avec notre cœur et nous sommes donc sourds au cri de la ville». Le Pape demande donc instamment de reprendre le discours qu'il a prononcé à Florence (lors de la Convention ecclésiale de l'Église italienne le 10 novembre 2015), qui, avec Evangelii gaudium, exprime le plan de l'Église pour Rome et pour l'Italie.

Un plan qui se base sur deux éléments: l'humilité et le désintérêt.

L'humilité: lorsque le Seigneur veut convertir son Église, il prend le plus petit et le place au centre, invitant chacun à devenir petit et humble comme il l'a fait. 

Le désintéressement est la condition nécessaire pour s'intéresser aux autres, pour vraiment écouter, a continué le Saint-Père. «Rappelez-vous que le bon berger laisse les 99 moutons en sécurité pour rechercher celui qui est perdu. Au lieu de cela, nous sommes souvent obsédés par les quelques moutons qui sont restés à l’intérieur de la clôture. Nous passons notre temps à peigner les quelques moutons que nous avons». Au contraire, tout mérite d'être laissé et sacrifié pour le bien de la mission, a déclaré François. 

10 mai 2019, 08:27