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Saint Georges terrassant le dragon. Saint Georges terrassant le dragon. 

Le Pape célèbre saint Georges, son saint patron

Ce 23 avril est un jour férié au Vatican, à double titre cette année : tout d’abord parce que le mardi suivant Pâques est traditionnellement férié, mais aussi parce que le 23 avril est la Saint-Georges, saint patron du Pape François, dont le nom de naissance est Jorge Mario Bergoglio.

Cyprien Viet - Cité du Vatican

La Salle de Presse du Saint-Siège a fait savoir qu’à l’occasion de la mémoire liturgique de son saint patron, le Pape François a offert – par l’intermédiaire de l’Aumônerie Apostolique – 6000 chapelets des JMJ aux jeunes de l’archidiocèse de Milan, qui ont participé ce matin dans la Basilique Saint-Pierre à une messe présidée par l’archevêque de Milan, Mgr Mario Delpini. Par ce geste, le Saint-Père demande aux jeunes de lui réserver une pensée spéciale dans leurs prières, en le confiant particulièrement à la Sainte Vierge, à quelques jours de l’ouverture du mois de mai, consacré à Marie. Demain matin, les jeunes milanais participeront à l’Audience générale du Pape, place Saint-Pierre.

L’an dernier, le Pape avait fait offrir des glaces aux pauvres, là aussi par l’intermédiaire de l’Aumônerie apostolique.

Saint Georges, entre «légende dorée» et réalité du martyre

Le Pape porte le nom du saint qui, selon la tradition, terrassa le dragon. Georges de Lydda était en réalité un officier chrétien de l’armée impériale romaine, né entre 275 et 280 en Cappadoce d’un père arménien et d’une mère palestinienne, et mort martyrisé sous le règne de Dioclétien le 23 avril 303. Élevé très jeune au grade de préfet, et affecté aux commandements militaires de régions difficiles comme la Syrie, la Libye, la Palestine et l’Égypte, il suscita la fureur de l’empereur Dioclétien en protégeant les populations chrétiennes qu’il devait réprimer. Après sa déchéance et son arrestation, il continuera à rayonner en prison, son action et son influence provoquant la conversion de son gardien et même celle de la propre femme de Dioclétien, la princesse perse Alexandra. L’empereur finira par le faire décapiter.

Son culte se répandra rapidement autour de la Méditerranée, mais ce n’est qu’au XIIIe siècle que Jacques de Voragine, dans La Légende dorée, popularisera l’image du combat contre le dragon, une représentation symbolique qui sera souvent reprise dans l’art et demeure très connue actuellement.

23 avril 2019, 12:58