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Le Pape François. Le Pape François.  (ANSA)

Message pour les Vocations: le Pape invite à répondre à la promesse de Dieu

Le message du Pape pour la Journée mondiale de prière pour les vocations, qui se tiendra le dimanche 12 mai, a été rendu public samedi 9 mars.

Dans ce texte, signé le 31 janvier dernier en la fête de saint Jean Bosco, le Pape revient tout d’abord sur le Synode des Jeunes et les JMJ de Panama, «deux grands rendez-vous, qui ont permis à l’Eglise de tendre l’oreille à la voix de l’Esprit et aussi à la vie des jeunes, à leurs interrogations, aux lassitudes qui les accablent et aux espérances qui les habitent», écrit-il. Il développe ensuite une réflexion sur le thème «le courage de risquer pour la promesse de Dieu», en partant de la scène de l’appel des premiers disciples près du lac de Galilée, dans l’Évangile selon saint Marc.

Le Pape François remarque dans ce récit évangélique, «Jésus marche, il voit ces pêcheurs et s’approche». Il y a donc une rencontre, toute simple, peut-être anodine en apparence, mais qui va bouleverser leur vie, comme pour chacun d’entre nous. «C’est arrivé avec la personne avec laquelle nous avons choisi de partager la vie dans le mariage, ou quand nous avons senti l’attrait pour la vie consacrée : nous avons vécu la surprise d’une rencontre et, à ce moment, nous avons entrevu la promesse d’une joie capable de combler notre vie», écrit le Pape François.

Le Seigneur ne veut pas nous rendre prisonniers

«L’appel du Seigneur alors n’est pas une ingérence de Dieu dans notre liberté, précise le Pape. Ce n’est pas une “cage” ou un poids qui nous est mis sur le dos. C’est au contraire l’initiative amoureuse avec laquelle Dieu vient à notre rencontre et nous invite à entrer dans un grand projet dont il veut nous rendre participants, visant l’horizon d’une mer plus vaste et d’une pêche surabondante.»

«Le désir de Dieu, en effet, est que notre vie ne devienne pas prisonnière de l’évidence, ne soit pas entraînée par inertie dans les habitudes quotidiennes et ne reste pas inerte devant ces choix qui pourraient lui donner une signification», avertit François. Comme nous le rappelle le baptême, «notre vie n’est pas le fruit d’un hasard, mais le don du fait d’être des enfants aimés du Seigneur, rassemblés dans la grande famille de l’Eglise», «c’est pourquoi nous devons l’aimer également lorsque nous découvrons sur son visage les rides de la fragilité et du péché, et nous devons contribuer à la rendre toujours plus belle et lumineuse, afin qu’elle puisse être témoin de l’amour de Dieu dans le monde» explique François.

Ne pas avoir peur de s’engager

Le Pape développe ensuite les différentes vocations possibles dans la perspective chrétienne, comme «le choix de s’épouser dans le Christ et de former une famille», ainsi que les «autres vocations liées au monde du travail et des métiers, à l’engagement dans le domaine de la charité et de la solidarité, aux responsabilités sociales et politiques, et ainsi de suite. Il s’agit de vocations qui nous rendent porteurs d’une promesse de bien, d’amour et de justice non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour les contextes sociaux et culturels dans lesquels nous vivons, qui ont besoin de chrétiens courageux et d’authentiques témoins du Royaume de Dieu.»

Le Pape lance cet appel à ceux qui s’interrogent sur une vocation sacerdotale ou religieuse : «Ne vous laissez pas contaminer par la peur, qui nous paralyse devant les hauts sommets que le Seigneur nous propose. Rappelez-vous toujours que, à ceux qui laissent les filets et la barque pour le suivre, le Seigneur promet la joie d’une vie nouvelle, qui comble le cœur et anime le chemin.» L’Église doit donc offrir aux jeunes «des occasions d’écoute et de discernement» pour les guider sur ce chemin.

François invite enfin à regarder Marie : «Dans l’histoire de cette jeune fille, la vocation a été aussi en même temps une promesse et un risque. Sa mission n’a pas été facile, pourtant elle n’a pas permis à la peur de prendre le dessus. Son “oui” a été le “oui” de celle qui veut s’engager et risquer, de celle qui veut tout parier, sans autre sécurité que la certitude de savoir qu’elle était porteuse d’une promesse», explique le Pape, reprenant ses propos tenus lors de la veillée de prière des JMJ de Panama, le 26 janvier dernier.

09 mars 2019, 12:01