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Saint Jean Bosco (1815-1888) Saint Jean Bosco (1815-1888) 

Pour le Pape, Don Bosco est un "porteur de la joie de l'Evangile"

Le Pape François signe la préface d’un ouvrage intitulé Evangelii Gaudium avec Don Bosco, dans lequel la famille salésienne relie le message de l’exhortation apostolique programmatique du Souverain Pontife à l’action éducative promue par le saint turinois.

Le Pape François commence par dresser un portrait vivant et coloré du saint italien: Don Bosco n’était pas un «grincheux» au visage triste, affirme-t-il, mais un «sain porteur de la Joie de l’Evangile», toujours «joyeux et accueillant», malgré les innombrables difficultés qui l’assaillaient chaque jour. Pour lui, la sainteté consistait à être «très heureux».

Le prêtre des jeunes et des laissés-pour-compte

Le message porté par Don Bosco était «révolutionnaire» à une époque où les prêtres vivaient dans un certain éloignement des fidèles, analyse François. Son élan missionnaire se déployait dans les périphéries sociales et existentielles de Turin, ville industrielle qui attirait alors «des centaines de jeunes en recherche de travail». Il descendait dans les rues, entrait sur les chantiers, dans les usines et les prisons, et portait «la joie et le soin du véritable éducateur à tous les jeunes qu’il arrachait à la rue».

François et les charismes salésiens

Ce climat de joie et de famille palpable à Turin dans les années 1800 et lié à l’œuvre de Don Bosco, beaucoup de jeunes formés et éduqués par les salésiens l’ont vécu, à l’image du Pape François lui-même, qui a fréquenté le lycée Wilfrid Baròn de Los Angeles, à Ramos Mejìa, ville argentine située dans la province de Buenos Aires. «Les salésiens m’ont formé à la beauté, au travail, à être très heureux», «ils m’ont aidé à grandir sans peur, sans obsession», écrit-il encore avant d’ajouter, «ils m’ont aidé à avancer dans la joie et la prière».

Aux périphéries du monde et de l’Histoire

Dans cette préface intitulée «chers salésiens», le Pape pose une question: «quel salésien de Don Bosco faudrait-il être pour les jeunes d’aujourd’hui ?», avant d’y apporter quelques éléments de réponse: «(il faut) un salésien qui sache regarder autour de lui, voir les critiques et les problèmes, qui les affronte, les analyse et sache prendre des décisions courageuses». «Il est appelé à aller à la rencontre de toutes les périphéries du monde et de l’Histoire, les périphéries du travail et de la famille, de la culture et de l’économie, qui ont besoin d’être guéries».

L’identité du salésien

«Le salésien, peut-on encore lire dans cette préface, est un éducateur qui embrasse la fragilité des jeunes (…) se penche sur leurs blessures et les soigne comme un bon samaritain». Le salésien est également «optimiste per nature, il pose un regard réaliste et positif sur les jeunes». «Comme l’enseigne encore aujourd’hui Don Bosco, le salésien reconnait en chacun d’eux, même les plus rebelles et les plus incontrôlables, ce point d’accès au bien sur lequel travailler avec patience et confiance».

Dieu nous aime et nous pardonne

Le salésien, écrit encore François, est «porteur de joie, celle qui nait de la nouvelle que Jésus Christ est ressuscité» et qui est offerte à tous les hommes. Dieu, en effet, n’exclut personne; Il nous aime et nous pardonne, sans réserve. «Si nous nous laissons surprendre avec cette simplicité de celui qui n’a rien à perdre, -souligne enfin le Pape-,  nous sentirons notre cœur s’inonder de cette joie».

 

 

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11 janvier 2019, 17:28