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Le Pape François Le Pape François  (ANSA)

Audience générale: pour le chrétien, le vrai repos est une "bénédiction de la réalité"

Le vrai repos ne consiste pas en une course effrénée vers le divertissement et les plaisirs, en mais une «bénédiction de la réalité» : c’est le cœur de la catéchèse délivrée par le Pape François en ce mercredi 5 septembre, jour d’audience générale.

Manuella Affejee- Cité du Vatican

Poursuivant son cycle d’enseignement sur le Décalogue, le Souverain Pontife s’est longuement arrêté sur le commandement relatif à la sanctification du «Jour du Seigneur ». Se reposer vraiment durant ce jour n’est pas si facile, relève le Pape qui met en exergue une «fausse manière» de le faire.

Faux et vrai repos

La société actuelle nous montre une «industrie de la distraction» florissante. Tout nous invite au plaisir et à l’évasion. Or cette mentalité nous «fait glisser vers l’insatisfaction d’une existence anesthésiée par le divertissement qui n’est pas repos mais aliénation et fuite de la réalité».

 

Le vrai, l’authentique repos en revanche fait référence à celui de Dieu, mû par une raison précise: «le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui réside dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a consacré», nous dit le Livre de l’Exode (20,11). Dieu se réjouit de sa création après l’avoir faite. Le Jour du Seigneur est donc celui de la  «contemplation, de la bénédiction» et de la louange.

Faire la paix avec son histoire

Loin d’être une fuite, le vrai repos est une bénédiction de la réalité, qui, pour nous chrétiens, trouve son centre dans la célébration de l’Eucharistie, -qui signifie «action de grâce». Le dimanche n’est pas là pour effacer les autres jours de la semaine, mais pour se les rappeler, «les bénir et faire la paix avec la vie». Se reposer en Dieu est un choix: il implique de Le laisser agir en nous et de s’éloigner du mal et de la fascination qu’il exerce. La bénédiction et la joie suppose une «ouverture au Bien» malgré les difficultés, les amertumes de notre cœur.

L’homme a besoin de faire la paix avec ce qu’il veut fuir. La paix véritable en effet, n’est pas de «changer sa propre histoire, mais de l’accueillir, de la valoriser, comme elle est ». C’est ainsi que «notre vie devient belle, lorsque, ouvrant notre cœur à la providence, et sachant que tout est grâce, le mur intérieur de l’insatisfaction se détruit et commence le repos authentique», car, comme le dit si bien le psalmiste, «il n’y a de repos qu’en Dieu seul».

05 septembre 2018, 11:36