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Le Pape rencontrant un groupe de migrants. Le Pape rencontrant un groupe de migrants. 

Le Pape rappelle la nécessité d'une "vision à long terme" dans les politiques migratoires

Le Pape François a reçu ce matin un groupe de sept nouveaux ambassadeurs près le Saint-Siège pour leurs remises de lettres de créances.

Cyprien Viet - Cité du Vatican

Ces nouveaux ambassadeurs représentent le Danemark, l’Éthiopie, la Finlande, la Mongolie, le Lesotho, le Pakistan et la Tanzanie. Un groupe très hétéroclite donc, mais comme c’est l’usage diplomatique au Vatican, le Pape a profité de cette rencontre pour délivrer un discours sur les grandes préoccupations actuelles de la diplomatie du Saint-Siège, et notamment la question des migrants.

Le Pape François, dans la continuité de ses prédécesseurs, a rappelé que l’objectif de la diplomatie est «le développement intégral de toute personne, homme et femme, enfant et personne âgée, et celui des nations à l’intérieur d’un cadre global de dialogue et de coopération au service du bien commun». Le Saint-Père a rappelé qu’en cette année 2018, le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme «devrait servir d’appel pour un esprit renouvelé de solidarité à l’égard de tous nos frères et sœurs, spécialement de ceux qui souffrent du fléau de la pauvreté, de la maladie et de l’oppression. Personne ne peut ignorer notre responsabilité morale de défier la mondialisation de l’indifférence, le fait de faire semblant de rien face aux tragiques situations d’injustice qui demandent une réponse humanitaire immédiate».

François a donc dit espérer que le développement de la coopération entre le Saint-Siège et ces sept États puisse encourager la paix et la fraternité entre les nations. Il a une nouvelle fois martelé «la nécessité d’accueillir, protéger, promouvoir et intégrer ceux qui fuient la guerre et la faim et sont contraints de quitter leurs terres par des discriminations, des persécutions, la pauvreté et la dégradation environnementale. Il s’agit d’une question éthique qui dépasse les frontières nationales et des conceptions limités concernant la sécurité et l’intérêt propre», a-t-il souligné. Tout en reconnaissant la complexité et la délicatesse des différentes questions politiques et sociales posées par le phénomène des migrations, le Pape a rappelé que «les nations et la communauté internationale sont appelées à contribuer au mieux de leurs possibilités à l’œuvre de pacification et de réconciliation, à travers des décisions et des politiques caractérisées surtout par la compassion, la vision à long terme et le courage».

17 mai 2018, 11:09