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La ville de Münster accueille la 101e édition du Katholikentag La ville de Münster accueille la 101e édition du Katholikentag  (ANSA)

Le Pape rappelle l'urgence de la paix au 101e Katholikentag

La recherche de la paix est d’une «extrême actualité»: le Pape François l’affirme dans un message adressé aux participants du Katholikentag, le congrès national des catholiques allemands, qui en est cette année à sa 101e édition.

Manuella Affejee- Cité du Vatican

Des milliers de catholiques venus de toute l’Allemagne se rassemblent à Münster, du 9 au 13 mai, sur le thème «cherche la paix» (psaume 34). Pour le Souverain Pontife, cette recherche de paix constitue plus que jamais un impératif, au regard des thèmes importants qui occupent actuellement le débat public sur la religion, tels que «le fanatisme et la propension à la violence». Partout où l’homme ne se voit pas considéré comme un don de Dieu, l’on observe «désaccord, ressentiment et haine», note François, qui redit sa préoccupation pour les personnes, surtout les jeunes et les enfants, contraintes, à cause de la guerre, à la fuite et à l’exil.

Pour le Pape, les chrétiens doivent manifester leur engagement pour la paix, en étant unis dans leur témoignage au Christ. «La paix requiert la cohabitation respectueuse de toutes les personnes de bonne volonté, de toutes les religions et confessions», écrit-il, ajoutant que «tous peuvent être les pierres précieuses» pour la construction d’une «société amante de la paix».

Les grandes œuvres de charité portées par l’Eglise, les associations et les paroisses, représentent certes une contribution inestimable à l’édification d’une paix durable, mais il ne faut pas oublier que celle-ci commence «simplement et modestement» par notre langage, le choix des paroles que nous utilisons, et qui doivent être «bonnes, claires et fiables».

Le choix de Münster comme ville-hôte du Katholikentag n’est pas anodin. C’est en effet là que furent signés, il y a 370 ans, les Traités de Westphalie, qui mirent fin à la Guerre de Trente ans; de 1618 à 1648, ce conflit meurtrier ravagea une Europe divisée entre puissances catholiques, luthériennes et calvinistes. A Münster, «on s’accorda pour que l’homicide de guerre, commis par l’homme, en abusant aussi du nom d’une religion, prit fin», rappelle le Pape. Ces traités établirent en effet un principe de non-ingérence, chaque Etat s’engageant à ne pas interférer dans les affaires religieuses de ses voisins.

09 mai 2018, 18:05