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Le Pape appelle à prier pour les chrétiens persécutés en Orient

Lors de l'audience générale, le Pape François a une nouvelle fois exprimé sa compassion pour les «terres martyrisées» d'Orient.

Au terme de l’audience générale, ce mercredi 28 février, le Pape a salué les pèlerins de langue arabe, venant de Syrie, de Terre Sainte et du Moyen-Orient, une «terre martyrisée», a déclaré le Pape en sortant de son texte. «Nous devons prier pour ces frères, qui sont en guerre, et pour les chrétiens persécutés, qu’ils veulent chasser de leur terre ! Prions pour nos frères et sœurs !», a exhorté le Pape.

Dimanche, lors de la prière de l'angélus, le Pape François avait exprimé sa compassion pour la «Syrie aimée et martyrisée, où la guerre s’est intensifiée, spécialement dans la Ghouta orientale. Ce mois de février a été l’un des plus violents en sept ans de conflit, avec des centaines, des milliers de victimes civiles, des enfants, des femmes, des personnes âgées», a-t-il rappelé. «Des hôpitaux ont été frappés ; les gens ne peuvent plus se procurer à manger… Tout ceci est inhumain. On ne peut pas combattre le mal avec un autre mal. Et la guerre est un mal», a martelé le Pape François.

Il avait donc lancé «un appel pressant pour que la violence cesse tout de suite, qu’un accès soit donné à l’aide humanitaire, nourriture et médicaments, et que les malades et les blessés soient évacués. Prions Dieu pour que ceci advienne sans délai», avait lancé le Pape avant de marquer, avec la foule, un temps de silence et de réciter un Ave Maria.

Les combats ont fait plusieurs centaines de morts la semaine dernière, avec des bombardements massifs menés par l’armée gouvernementale sur la Ghouta, et des tirs rebelles sur Damas, qui ont également fait des victimes. Samedi a toutefois été votée une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, appelant à un cessez-le-feu afin de permettre le passage de convois humanitaires. Mais malgré une trêve quotidienne de cinq heures soutenue par la Russie, les combats se sont tout de même poursuivis et la situation des populations civiles demeure catastrophique.

28 février 2018, 13:16