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Le Pape prie pour ceux qui travaillent au sein des médias

Ce matin, lors de sa messe à Sainte Marthe, le Pape pense à tous ceux qui travaillent dans les médias et qui risquent beaucoup en ce temps de pandémie.

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Ce mercredi, quatrième du temps pascal, le Saint-Père célèbre la messe dans la chapelle de la maison Sainte Marthe. Avant d’entrer dans la célébration, il a formulé l’intention suivante :

«Prions aujourd’hui pour les hommes et les femmes qui travaillent dans les moyens de communication. En ce temps de pandémie, ils risquent beaucoup et il y a tant de travail. Que le Seigneur les aide dans ce travail de transmission, toujours, dans la vérité».

Dans son homélie, le Pape a commenté l'Évangile de ce jour (Jn 12, 44-50) dans lequel Jésus déclare : «Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée : c’est elle qui le jugera au dernier jour».

Homélie du Pape François : 

Ce passage de l'Evangile de Jean nous fait voir l'intimité qu'il y avait entre Jésus et le Père. Jésus a fait ce que le Père lui a dit de faire. Et il précise sa mission : “je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres”. Il se présente comme une lumière. La mission de Jésus est d'illuminer et il le dit lui-même : “Je suis la lumière du monde”. Le prophète Isaïe avait prophétisé cette lumière : “le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière”. C'est la promesse de la lumière qui éclairera le peuple. La mission des apôtres est aussi d'apporter la lumière, comme lorsque Paul a dit qu'il avait été choisi pour éclairer, pour apporter cette lumière qui n'est pas la sienne, mais celle d'un autre. C'est la mission de Jésus et des apôtres : illuminer, parce que le monde est dans les ténèbres.

Le drame de la lumière de Jésus, a souligné le Pape François, est qu'elle a été rejetée, comme le dit Jean au début de l'Evangile : "il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reconnu. Ils aimaient l'obscurité plus que la lumière”. S'habituer à l'obscurité, vivre dans l'obscurité : ils ne savent pas accepter la lumière, ils ne peuvent pas ; ils sont esclaves de l'obscurité. Et ce sera le combat de Jésus, poursuit le Saint-Père: éclairer, apporter la lumière qui nous fait voir les choses telles qu'elles sont; elle nous fait voir la liberté, elle nous fait voir la vérité: avec la lumière de Jésus.

Paul a fait cette expérience du passage des ténèbres à la lumière, lorsque le Seigneur l'a rencontré sur le chemin de Damas. Il était aveuglé. Avec le baptême, il a retrouvé la lumière : il a fait cette expérience du passage des ténèbres, dans lesquelles il se trouvaient, vers la lumière. C'est aussi notre passage, que nous l'avons reçu dans le sacrement du baptême : c'est pourquoi le baptême était appelé, aux premiers siècles, “'illumination”, parce qu'il vous donnait de la lumière et c'est pourquoi dans le baptême, une bougie allumée est donnée aux parents parce que l'enfant, la petite fille, est illuminée : Jésus apporte la lumière.

Mais, observe encore François, son peuple l'a rejeté. Ils sont tellement habitués aux ténèbres que la lumière les éblouit et c'est le drame de notre péché : le péché nous aveugle et nous ne pouvons pas tolérer la lumière. Nos yeux sont malades. Jésus le dit clairement, dans l'Evangile de Matthieu : “si ton œil est malade, ton corps entier sera malade”. Et “si ton œil ne voit que des ténèbres, combien de ténèbres y aura-t-il en toi ?”. La conversion consiste à passer de l'obscurité à la lumière. Mais quelles sont les choses qui rendent malades les yeux, les yeux de la foi et les aveuglent ? Les vices, l'esprit du monde, la fierté.

Ces trois choses, assure le Pape, vous poussent à vous associer aux autres pour rester en sécurité dans l'obscurité. On parle souvent des mafias : c'est cela. Mais il y a des mafias spirituelles, il y a des mafias domestiques : c'est une recherche de quelqu'un d'autre pour se couvrir et rester dans l'obscurité. Il n'est pas facile de vivre dans la lumière. La lumière nous fait voir tellement de choses laides en nous que nous ne voulons pas voir : les vices, les péchés... Pensons à nos vices, pensons à notre orgueil, pensons à notre esprit mondain : ces choses nous aveuglent, elles nous éloignent de la lumière de Jésus.

Mais si nous pensons à ces choses, ajoute François, nous ne trouverons pas de mur, non : nous trouverons une sortie, car Jésus lui-même dit qu'il est la lumière : “je suis venu dans le monde non pas pour condamner le monde, mais pour sauver le monde”. Jésus lui-même, la lumière, dit : “aie du courage : laisse-toi éclairer, laisse-toi voir pour ce que tu as à l'intérieur, car c'est moi qui te fais avancer, qui te sauve. Je ne te condamne pas. Je te sauve”. C'est le Seigneur qui nous sauve des ténèbres que nous avons à l'intérieur, de l'obscurité de la vie quotidienne, de la vie sociale, de la vie politique, de la vie nationale et internationale ... tant de ténèbres et le Seigneur nous sauve. Mais il nous demande de les voir d'abord, d'avoir le courage de voir nos ténèbres afin que la lumière du Seigneur puisse entrer et nous sauver. N’ayons pas peur du Seigneur, conclut le Pape, il est très bon, il est doux, il est proche de nous. Il est venu pour nous sauver. N’ayons pas peur de la lumière de Jésus.

 

Après la communion, le Pape François a invité les fidèles ne pouvant communier sacramentellement à réciter l’acte de communion spirituelle suivant:

«Mon Jésus, je crois à votre présence dans le Très Saint Sacrement. Je vous aime plus que toute chose et je désire que vous veniez dans mon âme. Je ne puis maintenant vous recevoir sacramentellement dans mon Cœur: venez‐y au moins spirituellement. Je vous embrasse comme si vous étiez déjà venu, et je m'unis à vous tout entier. Ne permettez pas que j'aie jamais le malheur de me séparer de vous».

Il y a ensuite eu un temps d’adoration du Saint-Sacrement, suivi de la bénédiction eucharistique.

Avant que le Saint-Père ne quitte la chapelle, dédiée à l’Esprit-Saint, l’antienne mariale du temps pascal Regina Cœli a été entonnée:

Regína caeli laetáre, allelúia. 

Quia quem merúisti portáre, allelúia.

Resurréxit, sicut dixit, allelúia.

Ora pro nobis Deum, allelúia.

06 mai 2020, 07:14
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