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Le Pape célébrant la messe à la Maison Sainte-Marthe, le lundi 5 novembre 2018. Le Pape célébrant la messe à la Maison Sainte-Marthe, le lundi 5 novembre 2018.  (Vatican Media)

Homélie à Ste-Marthe: non à l’égoïsme, à la rivalité et à la recherche de la vaine gloire

Le Pape a célébré ce lundi matin la messe à la chapelle de la Maison Sainte-Marthe en rappelant que dans la vie il ne faut pas «être sélectifs» mais élargir son horizon vers la gratuité universelle.

Barbara Castelli – Cité du Vatican

«La rivalité et la vaine gloire» détruisent les fondements des communautés, en semant des divisions et des conflits. Le Pape François l’a souligné dans l’homélie de la messe célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. En partant de l’Évangile selon saint Luc, le Pape a condamné «l’égoïsme des intérêts», en rappelant que la «gratuité» prêchée par Jésus «n’est pas sélective».

La gratuité est universelle et non pas sélective

L’enseignement de Jésus est clair : «ne pas faire les choses par intérêt, ne pas choisir ses propres amitiés sur la base de la convenance». Raisonner seulement sur la base de son propre «profit», en effet, c’est «une forme d’égoïsme, de ségrégation et d’intérêt», alors que «le message de Jésus», c’est exactement le contraire : la «gratuité» qui «élargit la vie», qui «élargit l’horizon, parce qu’il est universel». Ceux qui sont sélectifs «sont des facteurs de division» et ne favorisent pas «l’unanimité» dont parle saint Paul aux Philippiens, dans la première Lecture. «Il y a deux choses qui vont contre l’unité, a insisté le Pape François : la rivalité et la vaine gloire».

«Et aussi le bavardage naît de la rivalité, parce que beaucoup de gens sentent que l’on ne peut pas croître, mais que pour devenir plus grand que l’autre, on diminue l’autre avec le bavardage, la médisance. Une façon de détruire les personnes. La rivalité. Et Paul dit: “Non. Dans la communauté il ne doit pas y avoir de rivalité”. La rivalité est une lutte pour chasser l’autre. Elle est mauvaise, la rivalité: on peut le faire d’une façon ouverte, directe, ou on peut le faire avec des gants blancs, mais toujours pour détruire l’autre et s’élever soi-même. Et puisque moi je ne peux pas être si vertueux, si bon, je diminue l’autre, et ainsi je reste toujours haut. La rivalité est une voie afin d’agir pour intérêt.»

La vaine gloire détruit les communautés

Celui qui se vante d’être supérieur aux autres provoque aussi beaucoup de dommages. «Ceci détruit une communauté, détruit même une famille… Pensez à la rivalité entre les frères pour l’héritage du père, par exemple : ceci est une chose de tous les jours. Pensez à la vaine gloire, à ceux qui se vantent d’être meilleurs que les autres.»

La vie chrétienne naît de la gratuité de Jésus

Le chrétien, a poursuivi le Pape François, doit suivre l’exemple du Fils de Dieu, en cultivant «la gratuité» : faire le bien sans se préoccuper si les autres le font aussi, semer de «l’unanimité» en abandonnant «la rivalité ou la vaine gloire».

«Quand nous lisons les nouvelles des guerres, pensons aux nouvelles sur la faim des enfants au Yémen, fruit de la guerre : c’est loin, pauvres enfants… mais pourquoi n’ont-ils pas à manger ? Mais la même guerre se fait dans notre maison, dans nos institutions avec cette rivalité : la guerre, elle commence là ! Et la paix doit se faire là : dans la famille, dans la paroisse, dans les institutions, sur le poste de travail, en cherchant toujours l’unanimité et la concorde, et non pas l’intérêt propre.»

 

 

 

05 novembre 2018, 15:52
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